BangkokL'ex-Venise de l'Etrême Orient est devenue une mégapole moderne très industrialisée aux encombrements de voitures dantesques (toutefois allégés par l'ouverture, en 1999, du métro aérien Skytrain), dont la cuisine est la meilleure du pays.
Après la destruction de la capitale Ayutthaya par les birmans en 1767, le général Thaï Taksin installa ses quartiers à Thonburi, un centre de commerce fondé en 1557 sur la rive droite du fleuve Chao Phraya, en face de bangkok. Son successeur le général Chakri, devenu Rama Premier en 1782, fit de Bangkok la nouvelle capitale du pays sous le nom de "Krung Thep", la Cité des Anges. Afin de sertir le grand Palais ainsi que la chapelle royale qui devait recevoir le Bouddha d'émeraude ramené du Laos, Rama Premier fait aménager une île, Rattanakosin. On y installa les pouvoirs politique et culturel. Après avoir visité l'Europe, le roi Chulalongkorn, Rama V (1868 à 1910) donne l'impulsion de la modernité à son pays. Bangkok se développe, on lui offre ses Champs-Elysées : le Ratchadamnoen Klang. De larges avenues sont tracées, à l'européenne. Pour les nouveaux palais, on fait appel au talent des architectes italiens. Venus de Chine, les pousse-pousses envahissent les rues, avant les automobiles qui apparaissent en 1902.
Sur l'avenue Napralan, le Grand Palais se trouve dans la Wat Phra Kaeo (temple du bouddha d'émeraude) à l'intérieur d'une vaste enceinte aux murs crénelés longue de 2 km. Plusieurs autres bâtiments ont été rajoutés au fil du temps, offrant un bel éclectisme architecturale, du style thaï traditionnel au style victorien. A l'entrée du Grand Palais, on aperçoit un corps de bâtiment allongé dont la façade coiffée d'un chedi (reliquaire) est de style néo-classique. Il s'agit du Chakri Maha Prasat au centre duquel se trouve la salle du trône où le roi reçoit les ambassadeurs. Le Palais Intérieur était jadis un monde bien fermé, habité par des femmes. Sous Rama V, elles étaient 3000 à vivre ici en vase clos avec pour seul homme, le roi. Servantes ou filles de la noblesse y apprenaient une éducation raffinée. La cour d'honneur du palais abrite un jardin à la chinoise orné d'ébéniers taillés. Le Dusit Maha Prasat présente un toit à quatre étages. Les dépouilles de la famille royale y furent déposées avant d'être incinérées. Le Phra Maha Monthien est un ensemble de bâtiment parmi lesquels on reconnaît le Phra Thinang Phaisan Taksin, où se déroulent les cérémonies du couronnement.
Le pavillon des décorations royales et de la numismatique abrite une très riche exposition de pièces de monnaie utilisées depuis le XIe siècle.
Jouxtant le Grand Palais, le Wat Phra Kaeo ou temple du Bouddha d'émeraude sert aussi de chapelle royale. Il fut bâti en 1782 par Rama I sur le modèle du temple royal du Grand Palais d'Ayutthaya et éblouit par sa profusion d'or et ses somptueuses mosaïques aux couleurs vives.
A gauche du Grand Palais, on atteint la temple du bouddha couché, fondé au XVIe siècle, c'est aussi le plus grand monastère de Thaïlande : le Wat Po.
De l'autre côté de l'esplanade Pramane (Sanam Luang), le Musée national est l'un des plus grands musées de l'Asie du Sud- Est, installé dans l'ancien palais du vice-roi dont la fonction fut abolit sous Rama V.
Sur le klong Bangkok Noi, on trouve le Musée des Barges royales dans un hangar où sont exposées les plus belles embarcations servant aux processions royales dont celle de Rama Ier mesurant plus de 45 m.
Long de 360 km, le fleuve Chao Phraya irrigue les plaines centrales, l'un des premiers greniers à blé de toute l'Asie.
De l'autre côté du fleuve, sur la rive droite, à Thonbuuri, vous apercevez le Wat Arun ou "temple de l'aurore".
Le quartier chinois étend sa toile autour du Yaowarat Road, la rue des orfèvres et des épiceries fines.
Le temple de la balançoire géante, le Wat Suthat, dont la construction date de Rama Ier, abrite le plus grand bouddha en bronze du pays.
Le temple de la montagne d'or, le Wat Sakhet, fût bâti sous Rama Ier au sommet d'une colline artificielle représentant le mont sacré Meru. ExcursionsLes amateurs de plage se rendront à Koh Samet et ceux de planche à voile et boîtes de nuit, à Pattaya, "joyau de la côte", ancien village de pêcheurs qui était devenue la base de "loisirs" des militaires américains pendant la guerre du Vietnam. Le premier hôtel n'ouvrit qu'en 1965. Pattaya est aujourd'hui une station balnéaire mythique. A 15 km à l'ouest de Pattaya Beach, visitez le Kraal des éléphants, centre de dressage qui propose des parades spectaculaires. Les nostalgiques se rendront à 60 km au nord de Bangkok, sur la rivière Chao Phya, au palais d'été de Bang Pa-In. Cet ensemble de pavillons et de jardins, où les rois Rama V et Rama VI venaient prendre leurs quartiers d'été, a été construit à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Le parc est superbe. On est frappé de trouver des statues néo-classiques et des pavillons tellement hétéroclites, mêlant le baroque italien au style victorien, reflet des voyages en Europe du roi Rama V. Il y a même un pavillon à la française. Posé au milieu d'un petit lac, un élégant palais très ciselé, réalisé en 1876, représente le fleuron de l'architecture classique thaïe. Un épisode tragique se déroula sur les lacs du palais Bang Pa-In. Lors d'une promenade en barque, l'une des épouses du roi Rama V, Sunanda Kumaritana et ses trois filles périrent noyées. On raconte que les domestiques n'osèrent pas les secourir car ils n'étaient pas autorisés à toucher les membres de la famille royale.
A 86 km au nord de Bangkok, Ayutthaya, l'ancienne capitale du Siam, fondée en 1350 et détruite par les Birmans en 1767, conserve les vestiges de son passé prestigieux. Peuplée par un million d'habitants, elle était un peu le Paris de l'Asie aux XVIe et XVIIe siècles où se succédèrent 33 monarques. C'est aujourd'hui un parc archéologique de 15 km², construit sur une île artificielle au confluent de trois rivières. Le Musée national de Chao Phraya présente tous les styles de l'art siamois. Vous pouvez faire le tour de l'île en bateau, pour découvrir les temples dont le sanctuaire Viharn Phra Mongkol Bopitr qui abrite le plus grand Bouddha de Thaïlande. Le temple royal Wat Sri Samphet était le plus important d'Ayutthaya. Le Wat Raj Burana est reconnaissable à son prang (tour à spirales de type khmer) qui a échappé aux destructions. A l'extérieur de l'île, arrêtez-vous devant le Wat Na Phra Meru. Un pavillon abrite un Bouddha en pierre, assis, considéré comme une oeuvre capitale.
Les marchés flottants authentiques ont disparu de Bangkok. Il faut aller dans la province de Ratchaburi sur un klong appelé Damnoen Saduak, un peu plus de 100 km au sud-ouest de la capitale pour en trouver. Tôt le matin, les paysannes en blouse bleue et en chapeau de paille conduisent à la pagaie leur pirogue surmontée de savantes pyramides de fruits. On échange, on marchande, on se dit bonjour. C'est bientôt un enchevêtrement incroyable de barques. Un accrochage? "Maï pen raï": "ça ne fait rien" ! L'une des phrases préférées des Thaïlandais.
Le plus haut chedi du monde qui domine la région de Nakhon Pathom, à 60 km à l'ouest de la capitale, mesure 127 m : le Nakhon Pathom. Il fut construit dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à l'emplacement d'un ancien chedi millénaire. Certains historiens affirment que Nakhon Pathom aurait été la première ville de la Thaïlande et que le bouddhisme aurait pénétré dans le pays par ce port.
Le célèbre pont immortalisé dans un grand classique du cinéma, le Pont de la rivière Kwaï (tourné au Sri Lanka), enjambe le fleuve Kwae Yai dans la petite ville de Kanchanaburi, à 130 km à l'ouest de Bangkok. Le sudAvec 2710 km de côte, la Thaïlande péninsulaire déroule son tapis de cocotiers, d'hévéas et de sable blanc, piqué de chapelets d'îles dans la mer d'Andaman à l'ouest et dans le golfe de Thaïlande à l'est. On compte une douzaine de parcs nationaux maritimes dans les quatorze provinces du sud qui génèrent les plus importantes exportations du pays : noix de coco, étain et caoutchouc. Plus on s'approche de la Malaysia, plus la différence s'accentue. Les plantations d'hévéas supplantent les rizières, on parle le malais comme le thaï, les dômes des mosquées émergent du paysage. Hua HinSituée à 230 km au sud de Bangkok, Hua Hin est la plus ancienne station balnéaire du pays, lancée en 1910 par le prince Chakrabongse (frère de Rama VI) qui entraînait des hôtes de marque à venir chasser le long de la côte. Il y fit construire un luxueux bungalow et la cour tout entière y installa ses quartiers d'été. A partir des années 20, un petit train amenait les vacanciers de la bonne société. Rama VII y fit édifier le palais Klaï Klangwan, le "Sans Souci" de la Thaïlande. Il s'y trouvait justement quand il apprit l'abolition de la monarchie, en 1932. On retrouve encore un peu de la nostalgie de l'époque dans l'architecture victorienne de l'hôtel Railway, récemment restauré. La plage s'étire en beauté sur 5 km. Hua Hin est également réputée pour son parcours de golf de 18 trous qui domine la mer et son rocher (Hua Hin signifie "tête de pierre "). Profitez du marché Chatchaï dans le centre-ville pour goûter les spécialités locales : les ananas et les fruits de mer.
Au nord de Hua Hin, la station de Cha-Am, née dans les années 1960, possède aussi une belle plage, ombragée de somptueux casuarinas. En bordure de Myanmar, le parc national de Kaeng Krachan présente sur plus de 3000 km², une nature généreuse, montagnes, cascades et torrents alors que le Parc national de Khao Sam Ro Yot s'étend sur 60 km². Koh Samui et les îles du Golf de ThaïlandeLa ville de Surat Thani est la première ville où l'esprit du Sud se fait bien sentir, la région des plages et des îles mythiques. Elle tire ses principales ressources du caoutchouc et de la noix de coco. Au large, l'île de Koh Samui est la troisième île de Thaïlande, longue de 25 km. La culture de la noix de coco est la principale ressource des 35 000 habitants dont la majorité est d'origine chinoise et malaise. Les premiers habitants étaient des pêcheurs et des cultivateurs. Vous verrez sur l'île de superbes maisons anciennes tout en teck. Entourée de 80 îlots, l'île est assez vaste (250 km²) et assez éloignée des côtes pour permettre à chacun de se sentir loin du monde. Le débarcadère se trouve dans la petite ville de Na. Les plages de Chaweng et de Lamai, à l'est de l'île, sont les plus fréquentées. Depuis le débarcadère, empruntez les minibus qui font le tour de l'île pour choisir la plage de vos rêves.
Ban Tai est la première belle plage que l'on aperçoit au nord du débarcadère de Na Thon. La baie de Bang Baw est assez peu fréquentée en raison des rochers qui affleurent à marée basse. Un peu plus loin à l'est, Mae Nam Beach est un endroit reposant, d'où l'on peut rejoindre les autres îles au nord. La plage de Chaweng est un paradis de sable blanc. Par la plage de Bo Phut, vous pouvez rejoindre à pied le petit village de Bo Phut, très pittoresque avec ses maisons en bois et ses bateaux colorés. C'est l'un des plus vieux villages de l'île.
Au nord de Koh Samui, le Parc Marin National d'Ang Thong, archipel de 40 îles, entourée d'eau turquoise, un paradis de plage de sable, forêt tropicale et recifs de coraux.
Koh Pha Ngan (190 m²) à quelques kilomètres de Koh Samui, possède des fonds marins de toute beauté. Elle voit se célébrer tous les mois sur la plage de Hat-Rin, la fête de la pleine lune.
Koh Tao, au nord de Koh Pha Ngan, est une petite île de 21 km² au relief montagneux et aux plages tranquilles. On y trouve des maisons sur pilotis, cases en bambou et écoles de plongée en raison des fonds sous-marins exceptionnels. L'Ile de Nang Yuan au large est un véritable paradis formé de trois petites collines boisées. Nakhon Si ThammaratLa ville affiche fièrement son ancienne appartenance à la civilisation de Srivijaya qui remonte au VIIIe siècle. Le Sud était alors sous l'influence de Sumatra. La province ne fut intégrée au Siam qu'à la fondation de Bangkok. Elle est considérée comme le berceau du théâtre d'ombres et le théâtre dansé classique (lakhon). Les marionnettes traditionnelles en peau de buffle et les masques de danse y sont encore fabriqués.
Le Wat Mahathat est l'un des plus vieux temples de Thaïlande et le plus grand du Sud du pays. Son chedi haut de 77 m est recouvert dans sa partie supérieure de 270 kg d'or. Un musée présente des objets religieux de l'époque Dvaravati et Srivijaya. Il y a également un temple brahmane possédant une intéressante statue de Shiva. KrabiPortant le nom de sa province, Krabi est une ville côtière au cœur d'une région riche de coquillages et fossiles vieux de 60 millions d'années, de plantations d'hévéas et de mangroves, terrains marécageux où poussent des palétuviers.
Le parc national de Khao Phanom Bancha, rassemblant 80 îles côtières regorge de plages idyliques : Hat nang nichée dans une baie et celles autour du cap Phra Nang qui sont spectaculaires. Autour de la ville, certaines des superbes grottes creusées dans les montagnes abritent des sanctuaires. Vous pouvez, en bateau, accéder aux grottes connues sous le nom de Tham Lot et Tham Phi. Dominant la plage de Tham Phra Nang, à l'ouest du cap Phra Nang, la "grotte de la princesse" est dédiée à une légendaire jeune femme. Les pêcheurs y déposent des offrandes avant de partir en mer. Phuket et les Iles de la mer d'AndamanReliée à la péninsule par le pont Sarrasin, la plus grande île du pays compte 550 km² et les plus belles plages. Ce joyau fait partie d'un archipel éparpillé sur une centaine de kilomètres dans la baie de Phang Nga. Ses richesses naturelles, les mines d'étain, attirèrent les Chinois et les Indiens avant les Hollandais. Au début du siècle, l'hévéa fit la richesse de l'île au moment où l'industrie du caoutchouc commençait à se développer. Noix de coco, riz, pêche et tourisme assurent à ses habitants le revenu le plus élevé de tout le pays. Les plus vieux habitants, les gitans de la mer, les Chao Ley vivent dans des cabanes en bordure de plage. L'Ile possède le parc national du Khao Phra Thaeo.
Phuket-ville (50 000 habitants), construite au milieu di XIXe siècle, est une ville moderne qui conserve ses maisons coloniales sino-portugaises et les anciens palais des magnats de l'étain. Parcourez le matin les allées du marché de Rasada Road. Consacré à Guan Yin, déesse du pardon, le temple Put Jam est le plus vieux et le plus grand temple de l'île. Si une trentaine de mosquées pointent leur dôme au milieu des cocotiers, les habitants de l'île sont bouddhistes à 60%.
Les plages sont de vrais bijoux. Les plus belles se trouvent sur la côte ouest mais attention aux vagues et aux courants pouvant être très dangereux pendant les moussons. Au nord-ouest, sur fond de cocotiers, la Surin Beach est encore assez tranquille avec peu de constructions. Ce qui n'est pas le cas de Patong colonisée par les bars, restaurants et discothèques. Karon Beach s'étend en longueur et en largueur. Kata Beach et Kata Noi Beach, délicieusement incurvées, sont plus calmes. Ao Phang Nga Depuis l'embarcadère de Tha Don, vous pouvez louer un bateau pour faire le tour de la baie de Ao Phang Nga qui présente les mêmes paysages grandioses qu'à Yangshuo, en Chine du Sud ou au Vietnam, dans la fameuse baie d'Ha-long. Ces massifs calcaires émergeant des eaux bleutées et leurs cimes peuvent atteindre 300 m.
Ils forment une quarantaine d'îles et d'îlots, recouverts de végétation, parfois creusés de grottes profondes. De très beaux oiseaux ont le bon goût de fréquenter ces lieux magnifiques, tels les martins-pêcheurs et les aigrettes.
On aperçoit, de loin, le dôme de la mosquée de Koh Panyi, seule île entièrement musulmane. Ce sont des pêcheurs venant de Malaisie qui s'y sont installés, il y a plus de cent ans. Les habitants de cette petite île vivent dans des maisons construites sur pilotis. Le village qui vit du tourisme, de la vente de coquillages et de l'élevage de poissons, est désormais à l'étroit. On a décidé de construire des pilotis en béton pour soutenir les nouvelles maisons.
Dans la baie d'Ao Phang Nga, le spectacle est grandiose de par les îles de Koh Phing Kan, Koh Khao Tapu et Koh phing Kan. Koh Phi PhiA environ deux heures de bateau de Krabi (et de Phuket), les îles de Koh Phi Phi, au nombre de deux, sont classées parc national. Accostant sur l'île de Koh Phi Phi Don, la plus grande, vous serez en plein rêve : la mer turquoise et transparente, les palmiers, le sable blanc, les petites criques, les îles, les coraux, les fonds sous-marins, les bons restaurants, les bungalows donnant sur la plage. Depuis le petit port de Ton Sai, des excursions en bateau proposent la visite de l'île de Koh Phi Phi Lay et ses impressionnantes falaises de calcaire, hautes de plusieurs centaines de mètres ! Vous vous arrêterez devant les "Grottes des Vikings" où les gitans de la mer vont cueillir les célèbres nids d'hirondelles, juchés sur des échafaudages en bambous qui peuvent atteindre 100 m. La saveur de ces nids est très appréciée par les Chinois, depuis le XVIIe siècle. La récolte a lieu entre février et juillet, lors de la période de couvaison. La Thaïlande est le plus gros producteur de nids d'hirondelles.
Un peu plus loin, la merveilleuse baie de Maya apparaît, sertie de falaises boisées. L'eau verte et transparente permet de voir les merveilleux fonds marins. Par bonheur, il est interdit de construire sur Phi Phi Lay. Le Nord EstCette région campée sur un plateau est en majorité délaissée par les visiteurs. Riche de terres fertiles, elle conserve de très intéressants temples khmers notamment à Phimai. PhimaiCette ancienne cité khmer fut fondée au XIIe siècle selon un ordonnancement bien précis : les douves remplies d'eau représentent l'océan, une enceinte figure une chaîne de montagne et la tour symbolise le Mont Meru. Prasat Phanom RungCe beau sanctuaire khmer construit au sommet d'une montagne sur l'arête d'un volcan éteint, au début de la période d'Angkor wat, est dédié au dieu hindou Shiva. SurinOn y trouve le sanctuaire Prasat Si Khoraphum batî au XIIe siècle ainsi qu'un festival des éléphants, le troisième week-end de novembre. That PhanomThat phanom possède un chedi de style laotien haut de 52m, effondré par un cyclone en 1975, reconstruit et inauguré par le roi en 1979. Vers le Nord700 km séparent la capitale trépidante de la tranquille Chiang Mai, la "Rose du Nord", au pied des montagnes. On traverse l'immense plaine de Ménam, immense grenier à riz de la Thaïlande où les rizières s'étendent à perte de vue, ponctuées par les silhouettes des femmes courbées qui piquent et repiquent, le visage caché par un chapeau de paille. PitsanulokElle est fréquentée par les nombreux pèlerins qui viennent au vénérable temple de Wat Phra Si qui abrite l'une des statues les plus vénérées du pays après le Bouddha d'émeraude du Wat Phra Kaew de Bangkok. La statue en bronze date de l'époque Sukhothaï. SukhothaiLa "cité du bonheur" a été classée parc national historique et restaurée grâce à l'Unesco. Perdue par l'Empire khmer, Sukhothaï fut proclamée première capitale indépendante du Siam, en 1238. Jusque là soumise aux influences khmères et indiennes, la civilisation thaïe va s'affirmer sous le règne de Rama Khamhaeng (1277-1317), l'inventeur de l'écriture thaïe. Ce sera le début d'une renaissance artistique avec l'émergence d'un art spécifiquement thaï et l'affirmation de la statuaire monumentale. L'apogée aura lieu à partir de 1350. Les architectes vont innover avec des constructions en briques sur des fondations faites de piliers et l'utilisation du stuc. On observe un formidable engouement pour la décoration des bouddhas.
A l'intérieur de la cité, visitez le Wat Mahathat, le temple principal. Autrefois entouré de douves, il présente au centre un imposant chedi entouré de quatre tours de style khmer. Vous immortaliserez le fameux Bouddha assis du Wat Sra Si et les colonnes hiératiques qui se reflètent dans un étang tapissé de lotus géants.
A l'extérieur de la cité, au nord-ouest, on trouve le Wat Si Chum qui abrite dans sa tour reliquaire haute de 15 m un Bouddha assis en brique. Un escalier caché dans l'épaisseur du mur conduit au sommet de l'édifice. Il était autrefois possible d'accéder à un espace derrière la tête de la statue d'où le souverain s'adressait aux fidèles, en faisant croire que c'était la voix de Bouddha. La voûte de l'escalier est recouverte de dalles gravées illustrant des épisodes des Jataka, récits des vies antérieures de Bouddha. TakEn quittant Sukhothaï en direction du nord, la végétation tropicale devient éxubérante. La route serpente entre les plantations d'hévéa, les bananiers et les frangipaniers. La région de Tak, montagneuse et boisée, est riche en gibier. La ville de Tak était jadis un centre fluvial prospère où transitaient les marchandises allant de Chiang Mai à Bangkok. LampangVous serez charmés par les habitants qui se déplacent en calèche et apprécierez la beauté du Wat Phra Keo Don Tao, qui abrita le Bouddha d'Emeraude jusqu'en 1468 et d'autres temples évoquant l'ancien royaume de Lan Na et l'influence birmane. Le Wat Pongsanuk Tai est surprenant avec son mondop recouvert d'un toit à trois étages, le Wat Seng Muang Ma recèle de superbes peintures sur bois et le Wat Pratu Pong est d'une grande finesse. LamphunPaisible bourgade un peu assoupie, Lamphun est l'ancienne capitale du royaume Môn d'Haripunchai, qui aurait été fondée par la reine Chamadevi qui tentait d'échapper aux troupes khmères. Donnant sur la rivière Kwaï, le Wat Phra That Haripunchai fut construit en 1044 sur l'emplacement d'un ancien palais en bois. Haut de 50 m, un chedi dans le style de Lan Na datant de 1467 est recouvert de plaques de cuivre. Chiang MaiSurnommée à l'époque la "Rose du Nord" ou la "Cité des Fleurs", elle a conservé ses maisons en teck, ses remparts et ses douves anciennes bien qu'elle soit une ville moderne de 200 000 habitants. Jusqu'en 1920, on ne pouvait y accéder que par la rivière ou à dos d'éléphant. Longtemps protégée du monde, la ville a conservé son cachet. Il y a profusion de temples décorés, avec des ornements dorés comme on en trouve en Birmanie, ou en teck. On vante la gentillesse de ses habitants. L'artisanat est plus vivace qu'ailleurs : laques, tissages, ombrelles en papier. L'environnement de montagnes envoûte toujours les voyageurs qui aiment à se promener au marché de nuit, le plus important de la Thaïlande, entre 18h et 23h, sur la Chang Klan Road.
Fondée en 1296 par le roi Men Rai, la nouvelle cité allait devenir le centre religieux et culturel du royaume de Lan Na, atteignant son apogée sous le règne de Tilokaraja (1442 à 1487). Les douves et les remparts édifiés par 100 000 hommes, la protégèrent des ennemis Môn et Khmer. Elle accueillit, en 1445, le 8e concile bouddhique. Les ennemis héréditaires birmans allaient mettre fin à la suprématie de Chiang Mai qui, en 1588, fut prise par le roi de Pegu (Birmanie). Il fallut attendre 1775 pour que le roi de Thonburi, Taskin, reprenne la ville. En 1939, Chiang Mai fut intégrée complètement à la Thaïlande.
Le Wat Chiang Man est le plus ancien temple de la ville, habité par le roi Mengrai pendant l'édification de la cité. Il abrite de remarquable sculptures en bois et une douzaine de statues d'éléphants soutenant le chedi. Deux statues de Bouddha font l'objet d'une vénération particulière. La première, en cristal, aurait été apportée par Mengrai depuis Lamphun où elle serait restée pendant 600 ans. Chaque année, le 1er avril, elle est portée dans les rues de la ville. La seconde culpture est un bas-relief en pierre qui serait venu d'Inde, au VIIIe siècle.
Le Wat Phra Singh (temple du Bouddha Lion), au nord de la ville, est sans doute le plus intéressant. Sa bibliothèque recèle de superbes décorations. Un sanctuaire abrite une statue de Bouddha, originaire du Sri Lanka et qui serait âgée de plus de 1500 ans.
Non loin du Wat Phra Singh, on aperçoit un imposant chedi en ruine. En 1545, un tremblement de terre ébranla les fondations de Chiang Mai, renversant la pagode vieille de 500 ans du Wat Chedi Louang. Le temple est connu pour avoir abrité le célèbre Bouddha d'émeraude pendant 84 ans.
Hors de l'enceinte des remparts, le Wat Suan Dok (temple du jardin des fleurs) renferme un beau bouddha en bronze. Le Wat jet Yod, lui, est remarquable par son chedi carré à sept spires. Le Wat Bua Krok Luang vous séduira par ses peintures murales. ExcursionsAu sommet d'une colline située à 11 km à l'ouest de la ville, le Wat Phra That Doi Suthep, dont le chedi domine la région à plus de 1000 m d'altitude, est un lieu de pèlerinage. Certains racontent qu'il fut construit précisément à l'emplacement où un éléphant blanc, chargé de déterminer un endroit faste pour qu'on y dépose un cheveu de Bouddha, sembla s'y établir et y mourut. Quatre parasols en cuivre doré entourent le chedi. Le point de vue est superbe.
Sur la route de San Kamphaeng, les ateliers et les boutiques jalonnent la route, à l'est de la ville. A Baw Sang, on trouve l'atelier le plus connu fabricant de belles ombrelles décorées. Leur fabrication est un travail d'équipe. Les armatures sont en bois et les baleines en bambou. On y tend du coton, de la soie et du papier brun fabriqué avec l'écorce des mûriers.
A San Kamphaeng, à 13 km de Chiang Mai, vous pouvez visiter une magnanerie où est pratiqué l'élevage de vers à soie. C'est la chenille du bombyx du mûrier qui produit la soie. Elle pond environ 500 oeufs avant la saison des pluies. Il en sortira des chenilles poilues, les vers à soie qui se nourrissent seulement de feuilles de mûrier. C'est à partir de leur bave filamenteuse qui forme un cocon protecteur que l'on tire la soie. Chaque cocon donnera 500 m de fil.
Chiang Dao, en pleine forêt, au nord de Chiang Mai, est un camp d'entraînement des éléphants, en bordure de la rivière Ping. On y prépare les jeunes éléphants au travail forestier.
Sai Nam Phung est le royaume de la beauté et du silence, des parfums subtils et des couleurs chatoyantes. Cette pépinière présente environ 35 000 espèces d'orchidées. Mae Hong SonDe Chiang Mai, la route serpente à travers des montagnes aux pics calcaires déchiquetés lovées dans la jungle et agrémentées de villages perchés. Mae Hong Son, habitée en majorité par le peuple shan venu du nord de la Birmanie, est paisible et élégante. Fondée en 1874 par le roi de Chiang Mai, la ville demeura complètement isolée du reste du pays jusqu'en 1965, lorsque une route fut enfin construite. La proximité du Myanmar se marque dans l'architecture des Wat Chong Klan et Chong Kan dont les pointes, émergeant d'une cocoteraie, se reflètent dans le lac. Le Klang possède une belle collection de statues en bois polychrome et une statue de Bouddha assis haute de 5 m. Dans le Wat Hua Wiang, on peut voir un bouddha assis en bronze, inspiré d'une statue de Mandalay au Myanmar. Le Wat Phra Non présente également des Bouddhas inspirés du style birman.
Un beau point de vue sur la région s'offre des hauteurs du Wat Phra That Doi Kong Mu qui culmine à 424 m. Le Myanmar est à quelques kilomètres.
Depuis Mae Hong Son, on peut se rendre, à la frontière avec le Myanmar, un village habité par quelques familles padaung qui appartiennent au groupe des Karen. Les femmes padaung sont appelées "femmes-girafes" en raison des anneaux (souvent en laiton) qu'elles sont fières de porter autour du cou et des jambes. Une femme peut porter jusqu'à 25 anneaux (soit un poids moyen de 4 kg). Contrairement à l'idée reçue, les anneaux n'étirent pas le cou, mais atrophient plutôt les muscles des épaules. Ils vivent dans des huttes en bambou en pleine jungle. Comme beaucoup d'autres ethnies qui habitaient au Myanmar, les Padaung ont été contraints de franchir la frontière pour échapper aux exactions des soldats birmans. Ils sont maintenant bien intégrés. Il faut parfois payer pour entrer au village et y faire des photos. Cependant, une partie de l'argent est reversée aux Padaung eux-mêmes. Chiang RaiEntre les frontières du Laos et du Myanmar, Chiang Rai est une petite ville provinciale lovée dans les montagnes où vivent plusieurs tribus venant notamment du Myanmar (la Birmanie), à la pointe sud du mystérieux triangle d'or. Les terrains en pente permettaient la culture du pavot, qu'elles consommaient et vendaient pour vivre. Encore récemment, la ville était le grand centre de négoce du pavot. Le pavot est désormais illégal. Les minorités ethniques tâchent de survivre avec les cultures de substitution que le gouvernement leur propose.
Chiang Rai fut fondée par le roi Mengrai au XIIIe siècle avant que ce dernier ne lui préfère Chiang Mai. La ville a prospéré grâce au tourisme. Ne pas rater le Wat Phra Keo dont le chedi aurait abrité le célèbre Bouddha d'émeraude qui se trouve à Bangkok. Chiang Rai est le point de départ de trekkings dans les montagnes. (Attention à ne pas traverser la frontière avec la Birmanie).
Le bourg de Chiang Saen, situé au bord du Mékong, possède des ruines qui dateraient la ville du Xe siècle. En 1328, un petit-fils de Mengrai fit construire une nouvelle cité incorporée au royaume de Lan Na. Les Birmans l'envahirent ensuite, utilisant Chiang Saen comme base de leurs attaques contre les Thaïs. Plus tard, Rama Ier fit raser la ville pour que les Birmans ne s'en emparent pas. Les terrasses surplombant le Mékong sont agréables. On peut, en pirogue, pousser jusqu'à Chiang-Khong, poste frontalier avec le Laos, ou rejoindre Mae Sai, à la frontière avec le Myanmar. Le marché pittoresque est animé par des Birmans qui n'ont qu'à traverser le pont pour venir sur le territoire thaïlandais. La frontière s'ouvre de temps en temps. Il est alors possible de se rendre au Myanmar de l'autre côté du pont, dans la ville de Tachilek. |