MexicoMexico réserve le meilleur et le pire. étirée sur plus de 2 000 km² dans une haute vallée, cette ville cosmopolite voit ses palais coloniaux et autres trésors culturels de renommée mondiale jouxter des bidonvilles tentaculaires.
Le centre historique de la ville est la Plaza de la Constitución. Plus souvent appelée Zócalo, elle fut pavée vers 1520 par les hommes de Cortés grâce aux pierres arrachées aux ruines des temples de la cité aztèque de Tenochtitlán. La place est bordée par le Palacio Nacional (construit sur l'emplacement d'un ancien palais aztèque, il abrite d'impressionnantes fresques de Diego Rivera), la Catedral Metropolitana et les ruines du Templo Mayor, le temple principal de l'ancienne Tenochtitlán.
L'Alameda, à l'emplacement d'un ancien marché aztèque, est maintenant un agréable parc. Les rues qui l'entourent regorgent de maisons coloniales, cafés, restaurants, boutiques et marchés. La Plaza Garibaldi est le lieu de rendez-vous des mariachis et la Zona Rosa concentre la vie nocturne.
Les autres lieux à ne pas manquer sont le Bosque de Chapultepec (le plus grand parc de la ville), la Basilique de Guadalupe, les demeures coloniales de San Angel, la pyramide de Cuicuilco et les canaux de Xochimilco. Le Museo Nacional de Antropología de Mexico est mondialement réputé.
TeotihuacánA 50 km au nord-est de Mexico, la plus vaste cité précolombienne du pays demeure en partie énigmatique, quant à l'origine de ses bâtisseurs et de leur culture. Les études récentes ont permis de fixer le début de son développement au Ier siècle avant notre ère; elle atteint son apogée à l'aube du VIe siècle. Teotihuacán fut conçue sur un plan volontaire: tous ses monuments sont orientés selon une géométrie cosmogonique centrée autour de la pyramide du Soleil, la plus ancienne structure, haute d'environ 65 m. Elevée sur une terrasse de 350 m de côté, sa façade principale est située face au point de l'horizon où passe le soleil à son zénith.
Du sommet du temple, une vue magnifique permet de découvrir l'axe majeur de la ville: la Voie des Morts (Miccaotli), bordée d'édifices en pierre. Elle fut ainsi nommée par les Aztèques qui pensaient qu'il s'agissait de tombeaux. Ces constructions sont en réalité les fondations d'anciens temples. Large de 45-55 m, la chaussée mène sur près de 2 km de la Pyramide de la Lune, au nord, à la citadelle, au sud.
La pyramide de la Lune, bien que moins élevée que celle du Soleil (45 m), culmine néanmoins à la même hauteur grâce à une dénivellation de la Voie des Morts. Elle fut construite plus tardivement (vers l'an 300). A l'ouest de la place, le palais du Quetzalpapálotl servait sans doute de résidence aux grands prêtres. On y remarque des bas-reliefs de quetzals-papillons. Juste derrière, le palais des Jaguars et le temple des Coquillages à plumes (Caracoles Emplumados) conservent des restes de peintures murales.
Au sud du Miccaotli, la citadelle fait partie d'un immense complexe terminé vers l'an 250. Baptisée par les conquistadors qui prirent ses quatre plates-formes monumentales pour des fortifications, la structure abritait en fait un forum, des bâtiments administratifs et le temple de Quetzalcóatl - presque entièrement recouvert par une pyramide plus tardive (selon les principes de construction précolombiens). Les archéologues ont dégagé sur quatre niveaux de remarquables sculptures de serpents à plumes.
OaxacaBien avant la conquête, les Zapotèques furent à l'origine de l'une des civilisations les plus brillantes de la Méso-Amérique, centrée autour de la vallée d'Oaxaca, au sud-est du Mexique.
La capitale de l'Etat d'Oaxaca est un endroit où il fait bon vivre, au carrefour de l'architecture hispanique et des cultures indiennes. De petite taille, la cité se visite aisément à pied, d'autant plus qu'elle est pourvue de nombreuses zones piétonnes - à commencer par celle encadrant le large Zócalo. La place, calme le jour, déploie terrasses et cafés s'animant le soir. Elle est bordée par le palais du Gouvernement, néo-classique, et la cathédrale dont l'intérêt principal réside dans la façade baroque. Face au parvis s'étend le parc de l'Alameda, proche de l'église de la Compañía (XVIIe siècle). Le marché couvert Juárez a malheureusement perdu de son pittoresque au profit du marché de Abastos, plus excentré.
En remontant la rue Alcalá, interdite à la circulation, on passe de jolies demeures de pierre des XVIIe et XVIIIe siècles, atteignant finalement la très belle église baroque de Santo Domingo, attenante à un ancien couvent transformé en Musée d'Etat.
Au sommet d'une esplanade artificielle perchée à 2000 m d'altitude, les Zapotèques édifièrent, dès le milieu du premier millénaire av. J.-C., une orgueilleuse cité cérémonielle, Monte Albán. Les édifices, datant pour la plupart de l'apogée zapotèque (IVe-VIIe siècles), se répartissent autour d'une grande place centrale délimitée par deux plates-formes. Vous y verrez plusieurs temples, un palais, un observatoire et un jeu de balle. Remarquez le monument des Danseurs, nommé ainsi à cause des bas-reliefs dépeignant des personnages de type olmèque.
PalenqueSur des collines ondulant aux confins de la plaine du Tabasco, Palenque, enfouie dans la forêt tropicale, est sans nul doute l'un des plus beaux sites du Mexique. A peine un dixième de la zone archéologique a été dégagé: la cité maya devait couvrir plus de 20, voire 30 km2.
Le temple des Inscriptions, au sommet d'une majestueuse pyramide de 23 m, date des VIIe-VIIIe siècles. Les piliers et les murs du portique s'ornent de motifs en stuc (visages) et de hiéroglyphes. Du cœur du sanctuaire, un escalier originellement condamné descend jusqu'à une crypte où fut inhumé le roi Kin Pakal.
Face au temple, le palais comporte plusieurs patios et constructions dont une étonnante tour à quatre étages, unique en son genre; une hypothèse avance qu'elle était à l'origine utilisée comme observatoire. Remarquez les figures en stuc et les très beaux bas-reliefs.
De l'autre côté du Río Otolum, le temple du Soleil, le temple de la Croix et le temple de la Croix feuillue (Cruz Foliada), édifiés par Chan-Balum, comportent de magnifiques bas-reliefs. Vers le nord se situe un groupe de cinq autres bâtiments et un jeu de balle.
UxmalLes origines d'Uxmal sont incertaines. Peut-être fondée par des Mayas venus du Petén (Guatemala), elle connut son apogée du VIIe à la fin du IXe siècle.
Face à l'entrée du site, la pyramide del Adivino (du Devin), de forme ovale, est un patchwork d'influences chenes, puuc et toltèques. De la façade ouest, le panorama s'étend à toute la zone archéologique nichée dans une large vallée. A vos pieds, le quadrilatère de las Monjas (des Nonnes), nommé ainsi à cause de ses cellules disposées autour de la cour centrale, était probablement une école royale ou une académie militaire. Vous remarquerez sur les quatre édifices de multiples masques de Chac, ainsi que des serpents à plumes (bâtiment ouest) importés de l'Altiplano.
Par le porche sud, vous vous retrouverez face au jeu de balle, dans le prolongement duquel se tient, sur une vaste esplanade surélevée, le superbe palais du gouverneur long de presque 100 m. Typiquement puuc, la façade, simple dans sa partie inférieure est au contraire très travaillée en hauteur. En avant de la terrasse, la Casa de las Tortugas porte une frise de tortues, associées à Chac. Attenante au palais, la grande pyramide, restaurée sur sa face nord, s'élève à 30 m. Du sommet, la vue est de toute beauté.
MéridaJolie ville coloniale à l'élégance nonchalante, la capitale du Yucatán tire de son passé maya et espagnol une volonté marquée de s'affirmer à l'avant-scène de la péninsule.
La ville s'organise autour de la Plaza Mayor selon un plan remontant à sa fondation par Francisco de Montejo en 1542. L'esplanade s'enorgueillit de certains des plus beaux édifices. La grande cathédrale, terminée à la fin du XVIe siècle, se tient sur l'emplacement du temple de la cité de Tihó, rasée par les Espagnols. Face à elle se trouvent le palais du Gouvernement, le palais municipal et le palais Montejo, une résidence plateresque restée propriété de la famille du conquistador jusque dans les années 1970. Au sud-est de la place, le marché municipal réunit vendeurs d'artisanat et de fruits et légumes. Les Indiennes des environs, vêtues de huipilesbrodés, viennent y vendre leurs récoltes colorées.
Au nord du Zócalo, la rue N° 60 longe les bancs ombragés du Parque Hidalgo et l'église de Jésus (1618) avant d'atteindre le théâtre Peón Contreras, construit au début du XXe siècle, lors du boom du sisal. Des spectacles de danses folkloriques y ont lieu tous les mercredis soirs. Au-delà de l'Université et du parc de Santa Lucía, le nord de la ville s'ordonne le long du Paseo de Montejo. Le Musée régional installé dans le palais Cantón retrace l'histoire du Yucatán depuis les origines.
Chichén ItzáChichén Itzá est peut-être le plus fascinant des témoignages du passé précolombien du Mexique. En premier lieu parce que sa richesse architecturale, de même que sa conception grandiose sont sans équivalents. Ensuite parce que la cité met en présence deux des civilisations majeures de la Méso-Amérique: les Mayas et les Toltèques.
C'est par la partie nord de la zone archéologique - la plus récente - que commence la visite. Ordonnés autour d'une très large esplanade, on trouve les principaux bâtiments d'influence toltèque, remarquablement restaurés. Le Castillo à neuf étages (ou pyramide de Kukulcán) s'élève majestueux à plus de 25 m. De chaque côté court un escalier vers le sommet, coiffé d'un temple. Au pied de la façade nord, une tête de serpent de pierre joue un rôle étonnant. Lors des équinoxes, un jeu d'ombres et de lumière inventé bien avant l'ère de l'électricité - il est dû à la disposition des blocs de la pyramide - projette au soleil couchant l'image du corps ondulant du reptile dans l'alignement de la tête.
A l'ouest de la pyramide, le plus grand des huit jeux de balle, long de 135 m, s'orne de très beaux bas-reliefs, dont le plus connu montre une scène de décapitation de joueur. Le Templo de los Tigres (des Jaguars) voisin est décoré de frises de félins. Devant, le Tzompantli, typiquement toltèque, est un mur sculpté de crânes où étaient exposés ceux des sacrifiés. Passé la maison des Aigles (de los Aguilas) - dévorant des cœurs humains - et le temple de Vénus, un chemin mène au cenote sacré. Large de 60 m et profond de 30, ce vaste puits naturel servait parfois de lieu sacrificiel. Les recherches ont permis de retrouver une quarantaine de squelettes et de nombreuses offrandes à Chac.
A l'est de la grande pyramide, le groupe des Mille colonnes comprend des dizaines de piliers - vestiges d'un bâtiment couvert -, les ruines d'un bain de vapeur et surtout le temple des Guerriers d'inspiration toltèque. Sur sa plate-forme supérieure se tient un chac-mool - où étaient déposées les offrandes humaines - et, en retrait, une table aux atlantes.
Le Caracol, l'observatoire circulaire, est le monument le plus intéressant de la zone sud. Au sommet de l'escalier en colimaçon, sept fenêtres s'ouvrent selon des axes précis, ayant sans doute servi à déterminer les dates des équinoxes, des solstices et des cérémonies rituelles.
CancúnA l'est de la péninsule, l'Etat de Quintana Roo, longtemps l'un des plus pauvres du Mexique, est devenu depuis la fin des années 1970 un nouvel Eldorado balnéaire. Les activités se concentrent près de Cancún, mais les plages de sable fin s'étendent vers le sud jusqu'à la hauteur de la merveilleuse cité maya de Tulum.
Le long d'un étroit cordon littoral en forme de chiffre 7, sur une vingtaine de kilomètres s'aligne entre les cocotiers et le sable blanc un chapelet d'hôtels de grand luxe poussés sur un rivage autrefois désert. Lorsque le site de Cancún fut choisi en 1969 au terme de longues études comparatives par ordinateur, seule une centaine de personnes habitait les lieux. Aujourd'hui, la méga-station concurrence Acapulco, elle reçoit en effet plus de trois millions de visiteurs chaque année.
Cancún est célèbre pour ses plages au sable "à air conditionné" - frais même lorsque le soleil est à son zénith - et c'est en toute logique là que vous passerez le plus clair de votre temps. L'eau invite à la baignade, à la plongée ou à l'exploration avec un masque et un tuba, et la haute mer appelle les adeptes de la pêche. Le ski nautique se pratique sur la lagune de Nichupté, ainsi que la planche à voile. Le soir, chaque hôtel possède sa propre discothèque, à moins que vous ne préfériez les ballets folkloriques ou les corridas.
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