TangerSituée au bord du détroit de Gibraltar, à 14 km de la côte andalouse, Tanger fut au centre de nombreuses rivalités européennes. Tanger, la Blanche, attira de nombreux peintres, hommes d'affaires, banquiers, artistes, écrivains, contrebandiers et petits truands. Aujourd'hui, elle est un grand port international.
" Le Grand Socco, rebaptisé Place du 9 avril 1947, était autrefois aussi animée que la place Djemaa el-F'na de Marrakech mais accueille le marché le jeudi et le dimanche.
" La Médina : la porte Bab Fahs s'ouvre sur la rue Es-Siaghin qui descend vers le port. A côté de l'ancien quartier juif, se trouvait le marché de l'or. Sur la droite, l'Eglise de l'Immaculée Conception, fut construite par les Espagnols en 1880. La rue débouche sur le petit Socco, placette bordée de cafés et vieux hôtels. Plus bas, se dresse la Grande Mosquée édifiée par le sultan Moulay Ismaïl à la fin du XVIIème siècle pour célébrer le départ des Anglais.
" La Kasbah, située au point le plus haut de la ville, est entourée de remparts. Elle abrite de belles maisons richement décorées et le Dar el-Makhzen, l'ancien palais du sultan construit au XVIIème siècle. Il a de très beaux plafonds de cèdre sculpté, un patio bordé de colonnes, le minaret octogonal de la mosquée et un pavillon, le Beit el-Mal. Il abrite le musée des Arts marocains de Tanger, qui présente des céramiques et soieries de Fès, des tapis de Rabat et bijoux. Un palais, le Dar el-Chorfa, abrite une partie des pièces découvertes à Volubilis. La Porte Bab el-Raha accède à une terrasse qui domine l'Atlantique et offre la vue jusqu'à la côte espagnole.
" Le Musée de l'Ancienne Légation américaine, édifice de quarante pièces ayant abrité le consulat de 1821 à 1923, fut transformé en légation quand Tanger devint une zone internationale. C'est un musée riche en archives, cartes, tableaux et documents historiques.
" Le Musée Forbes de miniatures militaires, ancien palais du mendoud, appartenait au milliardaire de la presse américaine Malcon Forbes, qui collectionna cent quinze mille figurines militaires exposées sous forme de tableaux historiques.
" La ville nouvelle, témoin de la splendeur des années 30, conserve sur la place de France et le boulevard Pasteur, des immeubles de style européens, pâtisseries, cafés et leurs terrasses.
Aux environs de Tanger, le Cap Spartel s'avance dans la mer et marque l'extrémité nord-ouest du continent africain avec son phare qui domine le détroit de Gibraltar. Les grottes d'Hercule, à 4 km, sont des cavernes naturelles pénétrées à marée haute qui voisinent avec las ruines de Cotta, ancienne cité romaine. Le Cap Malabata, dominé par son phare, surplombe la méditerranée et offre un joli panorama.
TétouanAccrochée aux contreforts du Rif, elle fut tour à tour une base militaire, un repaire de pirates, un refuge des juifs et musulmans chassés d'Andalousie. Nommée par Madrid comme capitale du protectorat en 1912, elle conserve des influences hispaniques : ruelles sinueuses, maisons blanches peintes à la chaux etc.
" La Médina comporte la place Hassan II bordée de palmiers, le palais du khalifa, édifié au XVIIème siècle, actuel palais royal et passée la porte Bab el Rouah, la rue Terrafin, très animée et bordée de bijouteries.
" Le Musée des arts marocains situé dans un ancien bastion, expose des costumes régionaux, instruments de musique, objets usuels et armes.
" L'Ecole des métiers d'art traditionnels enseigne les secrets de la fabrication de tapis, la céramique émaillée, le travail du cuir et du bois. Il expose de très belles pièces et possède un jardin d'essences variées.
" Le Musée archéologique rassemble des mosaïques, pièces et objets des sites archéologiques du nord du pays.
ChafchaouenNichée entre deux montagnes, elle fut fondée en 1471 par le Sultan Ali Ben Rachid et peuplée par les réfugiés chassés d'Andalousie par la Reconquista, ce qui explique les maisons blanchies à la chaux avec leurs fenêtres et portes bleues.
" La Médina possède des ruelles aux maisons blanches et bleues et balcons de fer forgé, des tisserands qui travaillent à domicile et La Grande mosquée sur la place Uta el-Hamman, datant de du XVème siècle.
" La Kasbah, construite en 1672, domine la place de ses murs rouges crénelés. Elle abrite une ancienne prison, un beau jardin andalou et le musée exposant une collection d'armes, de vieilles photos de la ville, des instruments de musique et textiles traditionnels.
OuezzaneEdifiée sur les flancs du Jebel Bou-Hillal, autour de la zaouia (confrérie) dédiée à Moulay Abdallah ben Ibrahim, descendant d'Idriss II et fondateur de la confrérie des Taïba. Elle est encore un important centre religieux. En mars, s'y déroule un important moussen en l'honneur de Moulay Abdallah et les juifs se rende chaque année en pèlerinage sur la tombe de rabbi Amrane ben Diwan, faiseur de miracles qui vécut au XVIIème siècle.
" La médina est composée par le melha, ancien quartier juif : la mosquée Moulay Abdalah Chérif, la zaouia des Taïba ou Mosquée verte, le quartier des artisans dont les tisserands sont très réputés.
El HoceimaSituée au bord de la Méditerranée, elle offre des plages, calanques et criques très réputées. SaïdiaElle propose en plus de ses plages de sable fin et son eau cristalline, un festival de musique traditionnelle en août. Aux alentours, la grotte du chameau et les gorges du Zegzel sont splendides : concrétions rocheuses et autres stalagmites. Les enclaves espagnolesCeuta et Melilla connaissent la domination espagnole depuis plusieurs siècles. Ceuta qui appartient à l'Espagne depuis 1640 possède des remparts qui remontent aux Almohades puis reconstruits par les espagnols et compte un tiers de musulmans dans sa population. Son Musée de la Légion se consacre à la légion espagnole créée en 1920. Malilla possède une forteresse médiévale très bien conservée et porte les caractéristiques des places fortes construites par les Espagnols et les Portugais au XVIème et XVIIème siècle. AsilahVieille ville aux remparts ocre battus par les flots atlantiques, elle est une station balnéaire de 20 000 habitants. Les larges murailles flanquées de bastions furent édifiées par les portugais après leur conquête en 1471. Elle accueille un festival en août et déploie ses boutiques d'artisanat d'art dans sa médina alors que sa ville moderne affiche ses terrasses de café.
" La Médina, entourée des remparts rouges donne un contraste avec ses maisons blanches. Les deux bastions face à l'océan, offrent une un superbe panorama. Sur la place de la médina, une tour carrée est flanquée de Bab el-Bahar (la porte de la mer) qui s'ouvre sur une plage.
" Le Palais de Raissouli, construit au début du siècle par un fameux bandit, est devenu un centre culturel.
Aux environs, les monolithes de M'soura, d'une hauteur de 50 cm à 6 mètres, sont un ancien cirque de pierres.
LaracheConstruite au bord de l'oued Loukos et port important, cette ville tranquille connut des batailles militaires et occupations, dont celle des espagnols jusqu'à l'indépendance du Maroc. Au cimetière espagnol, repose l'écrivain Jean Genet.
" La ville moderne, occupée en son centre par la place de la Libération, elle-même occupée par une ancienne fontaine de mosaïques entourée de palmiers, est bordée d'immeubles blancs de style colonial espagnol, sous lesquels sont installés de petits restaurants et cafés.
" La Médina, accessible par la porte Bab el-Khemis, possède un petit marché très animé, le zoco de la Alcaiceria, construit par les espagnols au XVIIème siècle. Les remparts construits par les portugais au XVIème siècle, sont délabrés mais conservent la kasbah de la cigogne.
" Le Musée archéologique, situé dans un ancien bastion espagnol, expose des objets exhumés du site de Lixus : pièces de monnaie, poteries, ustensiles phéniciens et romains.
Aux environs, les ruines romaines de Lixus, se dressent sur une colline. La légende dit que c'est ici qu'Hercule accomplit le onzième de ses travaux : cueillir les pommes d'or dans le jardin des Hespérides, sur le Mont Atlas. Fondée par les Phéniciens au VIIème siècle av. JC qui en firent un port et un comptoir commercial pour l'or, l'ivoire et les esclaves, tomba dans les mains des romains qui y développèrent l'industrie et exportèrent le sel, olives et garum. Sa chute, après le départ de ceux-ci, laisse des ruines dont le temple principal, les bains publics et le théâtre romain.
KenitraFondée par les français en 1913, elle fut connut jusqu'en 1958, sous le nom de Port-Lyautey pour être aujourd'hui le sixième port du pays abritant de industries et une importante base aéro-nautique. RabatCapitale administrative et politique du royaume chérifien, elle est la deuxième ville du pays. Fondée au IIIème siècle av. JC en bordure de l'oued Bou Regreg, fut une cité impériale et connut une histoire ponctuée par l'arrivée des réfugiés musulmans d'Espagne, pirates, corsaires etc. L'installation du protectorat français en 1912, changea son destin et elle retrouva son titre de capitale.
" La Médina, séparée de la ville nouvelle par la Moriscos, la muraille des Anadalous érigée auXVIIème siècle, se situe autour de trois grandes artères : la rue Sidi Fatah, la rue des consuls et la rue Souïka. Le souk el-Sebbat est le marché couvert réservé aux tissus et bijoux.
" La kasbah des Oudaïa est un quartier fortifié surplombant l'estuaire et l'océan. L'enceinte datant de la période almohade fut renforcée par des bastions au XVIIème et XVIIIème siècles. On y entre par la porte monumentale ocre rouge flanquée de deux tours, Bab Oudaïa. La rue Jamaa offre une très belle vue sur l'estuaire et la ville de Salé et sur la gauche, se trouve le minaret de la plus vieille mosquée Jamaa el-Atiqua.
" L'ancien palais érigé au XVIIème siècle par Moulay Ismaïl, est le musée des Arts marocains abritant une collection de poteries de Fès, bijoux, instruments de musique et corans enluminés. Une petite galerie creusée dans les murs de la kasbah, rassemble des costumes traditionnels alors que l'ancienne mosquée expose des tapis de tout le pays.
" Le jardin andalou et les terrasses du café maure à l'ouest, offre une jolie vue sur l'oued et Salé.
" La tour Hassan composée d'un gigantesque minaret rouge de 44 mètres de haut et de colonnes, sont les vestiges de la ferveur religieuse du sultan Yacoub el-Mansour, dont la mosquée fut détruite par un tremblement de terre en 1755. Le mausolée de Mohammed V, père de Hassan II, est carré, surmonté d'un toit pyramidal de tuiles vertes. Il est richement décoré et abrite en contrebas le tombeau de Mohammed V.
" La nécropole de Chellah, à 2 km du centre-ville, conserve derrière ses haut remparts construits par les Mérinides au XIIIème siècle, les vestiges de la colonie romaine de Sala colonia. Sur une succession de terrasses ont été mis à jour, le marché, les thermes, des boutiques et demeures, puis plus bas, les ruines de la mosquée Abou Youssef Yacoub, premier sultan à y avoir été enterré. Il reste les ruines de la zaouia ou aurait prié le prophète Mohamet. A l'écart, Aïn Mdafa, la source des Canons, abrite dans son bassin, des anguilles au pouvoir magique, qui soigneraient la stérilité.
" Le palais royal, ou résident plus de deux mille personnes, fut construit en 1864, mais ne se visite pas.
" Le Musée archéologique, expose les principales découvertes faites sur les sites préhistoriques, préromains, romains et fouilles archéologiques islamiques. Son bijou est la salle des Bronzes qui rassemble des bustes, statues et objets des fouilles de Volubilis, Lixus et Chellah.
SaléPort du royaume de Fès au Xème siècle, situé en face sur l'estuaire, Salé a conservé ses remparts datant des Mérinides. Base de corsaires au XVIème siècle, elle accueillit n siècle plus tard les réfugiés musulmans d'Andalousie.
" Les jardins de Sidi Bouknadel, grands de 4 ha, emmènent le visiteur aux quatre coins du monde avec ses mille cinq cents espèces végétales.
" La Grande Mosquée, à l'intérieur de la médina, fut bâtie au XIIème siècle puis remaniée.
" La medersa, en face, lieu d'étude coranique, fut construite en 1333 par le sultan noir Abou el-Hassan. Parfait exemple de l'art mérinide, sa cour est bordée de colonnes et sa terrasse offre une vue impressionnante.
CasablancaCapitale économique et première ville en nombre d'habitants (près de 4 millions), elle est un mélange de tradition et de modernisme, placée sous le protectorat français en 1912. En 1920, elle est le deuxième port du pays.
" La médina, détruite par le tremblement de terre de 1755, conserve la Skala, bastion fortifié.
" La ville moderne abrite la place Mohammed V, centre administratif de la ville, bordée d'immeubles blancs inspiré du style arabo-andalou. La cour du consulat de France possède une statue de Lyautey. Le boulevard Mohammed V, artère très commerçante, est longé par des immeubles construits dans les années 30 et le marché central rassemble des boutiques de l'épicerie à la boucherie. Le parc de la Ligue arabe, tracé en 1918 possède la cathédrale du Sacré-cœur, édifiée en 1930. La mosquée Hassan II, achevée en 1993 après six années de travaux et 30 000 ouvriers, est l'une des plus vastes au monde. Elle couvre 20 000 m², peut accueillir 25 000 fidèles et l'esplanade 100 000 et coûta 800 millions de dollars. La corniche, c'est une succession de restaurants, terrasses et boîtes de nuit.
El JadidaAvec ses maisons blanches aux tuiles rouges et ses avenues bordées de palmiers, elle est entourée par ses remparts ocre. Elle est l'ancienne Mazagan, construite au XVIème siècle par les portugais, brûlée par ceux-ci et reconstruite par le sultan en 1815.
" La citerne portugaise, construite en 1514 est une prouesse architecturale de vingt cinq voûtes gothiques.
" Le chemin de ronde, offre ses canons mais surtout une vue panoramique sur la cité et la porto do mar (porte de la mer). Il reste des ruines d'églises et une ancienne synagogue du XIXème siècle, quand la ville fut transformée en mellah.
SafiPort de pêche important renommé pour ses artisans potiers, elle a une vocation industrielle par ses exportations de phosphate brut et d'engrais et par sa flotte sardinière, l'une des plus importantes au monde.
" Qasr el-Bahr, le " château de la mer ", construit au XVIème siècle par les portugais, offre une vue panoramique sur le port et la médina
" La médina, entourée de remparts, dont la rue du souk est bordée de commerce, possède la Grande Mosquée, la chapelle portugaise, le souk des potiers et la kechla aux tours massives crénelées, qui abrite le Musée national de la céramique.
" Le quartier des potiers et ses fabriques, situé en face sur la colline, travaille l'argile locale d'une qualité exceptionnelle.
EssaouiraBâtie sur une presqu'île, l'ancienne Mogador offre un contraste entre ses remparts ocre rosé et ses maisons blanches aux volets bleus dont la vieille ville au plan rectiligne fut dessiné par le français Théodore Cornut au XVIIème siècle. Face à elle, les îles Purpuraires, utilisées par les romains pour produire les teintures pourpres, refuge du faucon Eléonore, sont protégées et soumises à une autorisation pour les visiter.
" Le port de pêche s'apprécie de la skala, un des principaux forts, d'où le spectacle sur les chalutiers et les pêcheurs est appréciable.
" Les remparts se longent jusqu'à la Skala de la kasbah, le fort le plus impressionnant, décoré de canons du XVIIIème et XIXème siècles. Sous les remparts, sont installés les artisans marqueteurs mondialement connus.
" La médina offre ses maisons blanches aux volets bleus et ses rues agréables à la promenade.
" Le Musée Sidi Mohammed Ben Abdallah présente des collections de bijoux instruments de musique, costumes et armes.
" La galerie d'art de Frederic Damgaard expose les artistes de la région.
Aux environs, la plage de Sidi Kaouki est le paradis des surfeurs et véliplanchistes. AgadirLa route côtière la reliant à Essaouira, est la plus belle de la côte avec ses montagnes pelées, falaises et vues panoramiques. Détruite par un tremblement de terre en 1960, elle fut reconstruite avec clubs et hôtels le long du front de mer. Elle offre 300 jours de soleil par an, sa belle plage de sable fin et ses nombreuses activités nautiques.
" La Vallée des oiseaux est un petit zoo dans un ravin étroit coupant la ville en deux. Ce petit jardin propose d'apprécier des oiseaux du monde entier.
" La kasbah, surplombant la ville depuis 1540, conserve seulement ses remparts et sa porte d'entrée depuis le tremblement de terre.
" Le Musée municipal présente des collections d'objets artisanaux et traditionnels du sud marocain.
Aux environs, Tafraoute, dont la route qui y mène offre un paysage de champs d'amandiers en terrasse et villages perchés, est une petite bourgade à 1200 m d'altitude, située dans un cirque d'énormes blocs de granite rose écroulés. C'est le chef-lieu de la tribu berbère des Chleuhs, renommés pour leur ses du commerce. Tiznit, au milieu d'une plaine caillouteuse, est entourée de remparts crénelés rouges. Fondée en 1881 par le sultan Moulay Hassan, elle est réputée pour ses bijoux berbères en argent et possède un minaret surmonté de perches. A côté, se trouve la source bleue de Lalla Tiznit.
TaroudantCité encerclée par ses murailles d'argile rouge, elle commande l'accès à la vallée du Sous et aux montagnes du Haut Atlas. La place el-Alayouine est peuplée de terrasses de café et plus loin les souks propose leurs commerces animés. MeknèsLa " Versailles du Maroc " , ancienne capitale alaouite, est entourée de plaines fertiles s'étendant au pied du massif du Moyen Atlas qui lui confèrent une abondante production agricole. La place el-Hedim, cœur de la vieille ville, sépare la cité mérinide de la ville impériale, datant du XVIIème siècle.
" La vaste médina est peuplée d'artisans regroupés en corporation. L'ambiance aiguise les sens au souk des tissus, des tapis et aux kissarias, marchés couverts situés près de la Grande mosquée et entre la medersa Bou Inania et le musée Dar Jamaï.
" La médersa Bou Inania, construite au XIVème siècle dans le style mérinide, est décorée de zelliges surmontés de stucs finement sculptés et de chapiteaux en bois d'olivier et plafonds en cèdre.
" La koubba de Sidi Ben Aïssa, située dans le cimetière au nord de la médina, est un sanctuaire abritant la dépouille du fondateur de la confrérie religieuse des Aïssaoua. La légende lui attribue le pouvoir de changer en pièces d'or et d'argent les feuilles d'arbres.
" Le Musée Dar-Jamaï installé dans l'ancien palais de la famille Jamaï au jardin andalou, abrite des collections d'ébénisterie, bijoux, céramiques de Fès et de Meknès, tapis, broderies et tissus.
" La ville impériale est immense et reflète la puissance du sultan alaouite Loulay Ismaïl qui régna de 1672 à 1727 et édifia une énorme muraille, des portes monumentales, des mosquées, kasbah, écuries, greniers et jardins.
" Bab el Mansour, la célèbre porte du Maroc, gardienne de la ville impériale, surplombe de sa hauteur et de ses deux bastions à arcade la place el-Hedim.
" La koubba el-khayatine, pavillon où Moulay Ismaïl recevait les ambassadeurs étrangers jouxte des salles souterraines qui servaient de silos à grains.
" Le mausolée de Moulay Ismaïl n'est accessible que par les musulmans, par le passage dans des salles à ciel ouvert alors que la somptueuse mosquée est ouverte à tous.
" Le bassin de l'Agdal et Heri el-Souani, d'une superficie de 4 ha et situé à côté de l'ancien palais du gouverneur, le Dar el-Makhzen, servait à l'irrigation des jardins royaux. En contrebas les greniers voûtés de Heri el-Souani, auraient pu faire vivre la ville pendant vingt ans tellement ils étaient démesurés.
Aux environs, les ruines romaines de Volubilis, situées au milieu d'une plaine fertile, sont les plus grandes et les mieux conservées du Maroc. Cette cité de Mauretanie fut habitée jusqu'au XVIIIème siècle et découverte par les archéologues français au XIXème siècle. Ses mosaïques sont remarquablement conservées et un ancien pressoir à huile donne des indications sur la fabrication de l'huile d'olive qui en faisait un centre important de production. Au point le plus élevé, se dresse le cœur de la ville antique : le forum, le macellum, la basilique, le capitole et l'arc de triomphe. Moulay Idris, village accroché à deux éperons rocheux, abrite le mausolée d'Idriss Ier, arrière petit fils du Prophète et fondateur de la dynastie des Idrissides. La cité est un lieu de pèlerinage très fréquenté, le moussem à lieu fin septembre.
FèsLa plus ancienne ville impériale du Maroc est une métropole religieuse et intellectuelle et centre de production artisanale renommée. Fondée par Idriss II en 809, elle accueillit des Berbères, Arabes, juifs, réfugiés d'Andalousie etc. La ville nouvelle (Fès la jeune) fut construite sous le protectorat français avec de larges avenues et immeubles blancs, Fès el-jedid (Fès la nouvelle) date de la dynastie mérinide (XIIIème siècle) alors que Fès el-bali est une cité moyenâgeuse aux 9400 rues et ruelles tortueuses pleines de vie : bazars, fontaines, mosquées (environ 300), medersas, zaouias, caravansérails, artisans regroupés en corporation. On transporte les charges à dos d'homme ou de mulet car les véhicules motorisés sont interdits.
" Bab Boujeloud, l'entrée de la médina, la porte la plus remarquable, fut construite au XIIIème siècle par les Almohades.
" La médersa Bou Inania, la plus vaste du pays, construite par les mérinides en 1350, possède des stucs finement ciselés et bois sculptés quasiment parfais. La salle de prière est flanquée d'un minaret. En face, se trouve le bâtiment de l'horloge qui abrite une clepsydre, une horloge hydraulique à bille datant de 1357.
" La place en-Nejjarine, qui tire son nom des charpentiers qui sont installés en contrebas, abrite une très belle fontaine, la façade du fondouk (caravanserail) en-Nejjarine. Ce dernier abrite le Musée Nejjarine des arts et métiers du bois. Le souk au henné propose des souks de produits de beauté et maquillage traditionnels et le souk el-Attarine expose des grands sacs de jute remplis d'épices.
" La zaouia de Moulay Idriss II est un bâtiment blanc carré surmonté de tuiles vertes et d'un minaret, qui abrite la dépouille du sultan. Accessible que par les musulmans, c'est le lieu d'un pèlerinage.
" La médersa el-Attarine finement décorée, fut construite en 1325 par le sultan mérinide Bou Saïd.
" La mosquée Qaraouiyne, accessible que par les musulmans, fut construite au IXème siècle et agrandie au XIIème siècle. Elle est une des plus vastes d'Afrique du Nord, pouvant accueillir 20 000 fidèles et possède 16 nefs. Elle accueille une université de théologie célèbre. La bibliothèque possède 30 000 volumes dont 10 000 manuscrits. Aux alentours, le fondouk Tsetouanien qui accueillait les négociants de Tétouan, abrite des artisans et les chaudronniers s'activent sous les arbres de la place es-Seffarine.
" Le quartier des tanneurs, au bord de l'oued Fès, offre le spectacle depuis une terrasse, des tanneurs pieds nus foulant les peaux.
" Le quartier andalou, sur la rive gauche de l'oued Fès, possède la mosquée des Andalous, construite au IXème siècle et dominée par un minaret. La médersa es-Sahriji, fondée en 1321, possède un intérieur richement décoré.
" Dar Batha, ancien palais, abrite le musée des Arts marocains présentant des pièces de médersas, céramiques, broderies, astrolabes, corans enluminés etc.
" Le Dar el-Makhzen, palais royal couvrant 100 ha, ne se visite pas. Il se compose de plusieurs palais, de méchouar, une mosquée, une médersa et des jardins.
" Le mellah, l'ancien quartier juif, se distingue par ses façades ornées de balcons car les femmes juives étaient moins confinées à l'intérieur que les femmes musulmanes. Sa rue principale est très animée.
" Le borj nord, construit par le sultan saadien Ahmed el-Mansour, fut transformé en musée militaire et sa plate-forme offre une vue formidable.
" Les tombeaux des mérinides sont situés sur une colline au nord de Fès el-bali.
SefrouAu pieds des premiers contreforts du Moyen Atlas, elle a été dès le XIIème siècle, un centre d'échanges commerciaux entre les tribus du nord et des Tafilalet mais aussi le lieu ou vécue la plus grande communauté juive du pays. Sa médina possède des rues tortueuses et son mellah est entouré de murailles. Une falaise est percée de cavités dont l'une d'elles serait le tombeau du prophète Daniel. C'est un lieu de pèlerinage fréquenté par les juifs et les musulmans et un moussem à lieu à la fête des cerises. Al-MenzelA flanc de montagne, c'est un gros bourg agricole qui domine l'oued Chemounda et offre une vue sur les gorges de Sebou, canyon aux couleurs fabuleuses. AzrouSituée à 1250 mètres d'altitude, elle est une ville animée célèbre pour son grand marché régional jouxtant la plus belle forêt de cèdres du pays. IfraneConstruite de toute pièces par des français sur le modèle des stations alpines, elle arbore des villas à haut pignon et tuiles rouges datant des années 30. MideltAu pied du mont Ayachi culminant à 3737 m d'altitude, cette ancienne cité minière vit des tapis berbères tissés dans le Haut Atlas, des vergers d'abricotiers, pruniers et pommiers, ces dernières faisant l'objet d'un moussem début octobre. La communauté de soeurs franciscaines ont mis en place dans la kasbah, des ateliers de tissage et broderies où travaillent les femmes de la région.
Dans les environs, coulent les eaux de l'oued Moulouya dans les gorges d'Aouli et une immense ville minière abandonnée construite jadis par les français, laisse une étrange sensation difficile à définir. Le cirque de Jaffar s'ouvre au pied du jebel Ayachi et offre un paysage verdoyant splendide. Beni MellahSitué au pied du jebel Tassemit culminant à 2247 m, dans un immense verger irrigué par le barrage de Bin el-Ouidane, ce bourg à la vocation agricole, possède des murailles et une kasbah datant du XVIIème siècle.
Aux environs se trouvent la source d'Aït Asserdoun et les cascades d'Ouzoud, les plus belles et les plus impressionnantes du Maroc. D'une hauteur de 100 mètres, elles sont décorées très souvent d'un arc-en-ciel mais aussi à leurs pieds, de bassins de calcaire propices à la baignade. Taza, à l'est, fut édifiée et entourée de murailles sur une crête et vue durant des siècles, passer bien des armées (trouée de Taza). Le circuit du djebel Tazzeka propose d'apprécier les cascades de Ras el-Oued, le lac Chiker et le gouffre du Friouato, que l'on dit être le plus grand d'Afrique du Nord. Oujda est la dernière ville avent l'Algérie. Marrakech MarrakechCœur battant du royaume, elle est une ancienne cité impériale née aux pieds du Haut-Atlas au XIème siècle.
" Les remparts enserrent la ville de leurs couleurs ocre, rose et rouge sur 20 kilomètres. Construits au XIIème siècle sous les Almoravides qui choisirent la ville comme capitale, ils sont percés de dix portes dont Bab el-Khemis entourée de deux bastions, où se tient le marché aux puces le jeudi, Bab el-Debbagh qui ouvre sur le quartier des tanneurs installés depuis le XIIème siècle et Bab Ahmar qui débouche sur le grand méchouar du palais royal (fermée quand le roi réside à marrakech). De l'autre côté se trouvent les jardins de l'Agdal.
" La Koutoubia, la deuxième plus grande mosquée du Maroc et symbole de la ville, fut achevée au XIIIème siècle sur le lieu d'une première mosquée, détruite avant d'être achevée. Dans un style hispano-mauresque, elle possède un minaret de 77 mètres couronné de quatre boules de cuivre.
" La place Djemaa el-F'na, autre symbole de la ville, s'anime avent le coucher du soleil et semble reprendre sa vocation ancienne de rassemblement des bateleurs, conteurs, musiciens, acrobates et vendeurs de fruits etc.
" Les souks, des plus animés du pays, rassemblent bijoux, articles de cuir et fer forgé, céramiques, textiles, épices etc.
" La mosquée Ben Youssef bâtie au XIIIème siècle, et remaniée au XIXème siècle est le point de départ du développement de la médina.
" La médersa Ben Youssef, fondée au XIVème par les Mérinides, fut une importante université coranique. Elle possède une grande cour hispano-mauresque, une salle d'étude et de prières et les chambres d'étudiants.
" Le palais de la Bahia, surnommé " l'Alhambra du Maroc " fut construit au XIXème siècle avec une succession de jardins d'agrément, cours intérieures, salles et appartements richement décorés. Il est irrigué comme toute la palmeraie, par le système des khettara, des canalisations souterraines.
" Le musée de Dar si Saïd, ancienne demeure d'un vizir transformé en Musée national des Arts marocains, abrite des magnifiques collections d'objets traditionnels.
" Le palais El-Badi, construit en un quart de siècle par le sultan saadien Ahmed el-Mansour à la fin du XVIème siècle, comprend 360 pièces disposées autour d'un grand bassin avec des jardins en contrebas. Construit par des artisans d'Europe avec des matériaux précieux d'Afrique noire, d'Italie, de France, d'Espagne et des Indes, il fut démantelé par Moulay Ismaïl et laissé à l'état de ruine mais il témoigne toujours de sa splendeur passée.
" Les tombeaux saadiens sont situés dans la nécropole jouxtant la mosquée de la kasbah. Treize sultans et leurs proches repose dans ce jardin.
" Les jardins de la Ménara sont prisés par les Marrakchis. Oliviers et bassins composent ce jardin construit au XIIème siècle pour appendre à nager aux soldats qui partaient en guerre en Espagne.
" Le jardin Majorelle, dessiné par le peintre français jacques Majorelle dans les années 20 et racheté par Yves St Laurent, jouxte la maison bleue du couturier. Il rassemble bougainvillées, palmiers, bambous et plantes grasses et accueille le musée d'art islamique.
AsniVillage berbère dominé par le Djebel Toukbal (4127 m) et situé dans le cirque de Tamaraout, il s'anime le samedi avec son marché. ImlilSitué en bordure du parc national de Toubkal dont le sommet culmine à 4 165 mètres, ce hameau est le point de départ pour les randonnées dans le Haut Atlas. TelouetLa kasbah de Telouet datant du XIXème siècle, servit de quartier général et résidence des chefs de la tribu des Glaoui jusqu'en 1956. Cet immense château fort ou résidaient plis de mille personnes, était le passage obligé des caravanes. Elle est aujourd'hui ruiné mais conserve deux pièces richement décorées de zelliges, stucs finement sculptés et plafonds en cèdres. Ouarzazate Construite par les français en 1928 comme garnison, la ville s'étend sur un plateau désertique à la croisée des vallées du Drâa er du Dadès. Dominée par la massive kasbah de Taourirt, elle est le lieu de nombreux tournage et s'est vu dotée des studios nommée Atlas à l'entrée de la ville. La plupart des hôtels de luxe, ont respecté l'architecture traditionnelle sur le mode fortifié des kasbahs.
Aux environs, à Tifoultoute, une ancienne kasbhas transformée en hôtel-restaurant propose des spectacles folkloriques. Le ksar Aït Ben Haddou, au bord d'un oued, est l'un des plus beaux du Maroc. Cette ville fortifiée est accrochée au flanc d'une colline aride. Ses hautes maisons sont flanquées de tours carrées et ses remparts percés d'une morte monumentale à ce jour murée. Elle fut en partie restaurée par l'Unesco et grâce à l'argent des films tournés ici.
De Ouarzazate à ZagoraDe Ouarzazate à Zagora, la route longe l'oued Drâa, dont les rives escarpées sont ponctuées de palmeraies, kasbahs et villages fortifiés. Les maisons de terre et paille ocre-rouge possèdent des plafonds soutenus par des branches de palmier et les murs par des pierres. Zagora, ville récente, fut construite sous le protectorat français comme centre administratif alors que l'oasis fut toujours habitée. Elle est connu pour son panneau annonçant " Tombouctou, 52 jours ". Amezrou, de l'autre côté du Drâa, possède un très ancien mellah du XIVème siècle, entouré de remparts percés de porte avec ses rues étroites et sinueuses. Les métiers d'orfèvrerie ont été repris par les descendants d'esclaves noirs après le départ des juifs en 1956. Tamegroute était la dernière halte des caravanes avant le Sahara et un centre religieux très important comme en témoignent sa zaouia du XVIIème siècle et sa bibliothèque de 4000 ouvrages manuscrits. De Ouarzazate à Er-RachidiyaDe Ouarzazate à Er-Rachidiya, après le lac du barrage El-Mansour, la route pénètre dans la " vallée des mille kasbah ", d'immenses oasis avec ksours et kasbah dont l'oasis de Skoura avec la kasbah ben Moro. Plus loin, le village d'El-Kelaa M'gouna, réputé pour ses cultures de roses, célèbre au mois de mai, la récolte annuelle. Les Gorges du Dadès, accessibles en véhicule tout-terrain, sont un spectacle magnifique de canyons vertigineux. Les Gorges du Todra, hautes de 300 mètres mais larges de 10 mètres au point le plus étroit, sont l'un des sites naturels les plus beaux du Maroc. Le djebel Sahro, ponctué de gorges et aiguilles rocheuses noires, offre des paysages magnifiques mais désolés ponctué de ci, de la de chèvres et villageois. La Vallée du ZizLa Vallée du Ziz, rappelle les paysages de canyons de l'ouest américain. Après le tunnel du légionnaire, on longe des gorges où se nichent des villages bordés de palmiers et ksours, pour arriver au lac de retenue, construit après les énormes crues du Ziz dans les années 60. La source bleue de Meski donne une eau naturelle qui se déverse sans une piscine dont l'entrée est payante. Erfoud, cité administrative et militaire, fut construite par les français dans une immense oasis afin de surveiller les dernières tribus du Maroc, le Tafilalet. Merzouga et ses dunes de l'erg Chebbi, présentent des sommets atteignant les 250 mètres, un aperçu du désert du Sahara. Rissani, l'ancienne capitale des Tafilalet, abrite le mausolée de Moulay Ali Chérif et plusieurs ksours. A sa sortie, les ruines de Sijilmassa, cité légendaire fondée au VIIIème siècle, n'offre plus que deux portes décorées. Cette ancienne capitale d'une principauté islamique indépendante chiite, qui viviat de l'or, du sel et des esclaves, fut détruite par les Berbères en 1818. |