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Equateur
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QUITO
Capitale de l'Equateur de 2 millions d'habitants, elle est la plus belle ville d'Amérique latine. Elle se situe à 2 850 m d'altitude et à 22 km de la ligne de l'équateur. Entourée de montagnes, dont le superbe volcan enneigé du Pichincha (4 700 m), elle abrite des trésors d'architecture coloniale. La vieille ville est un dédale de ruelles et de places, bordées de maisons chaulées aux toits de tuiles et d'églises qui rivalisent de somptuosité. Elle a été classée au Patrimoine de l'humanité par l'Unesco dès 1978.
Le nord de la cité, moderne, accueille les ambassades, les immeubles de bureaux et les compagnies aériennes.

Les premiers édifices coloniaux furent bâtis autour de la monumentale Plaza de la Independencia (aussi appelée Plaza Grande) où se situent le palais présidentiel, le Palacio de Gobierno dont le vieux patio colonial est ouvert au public, la cathédrale métropolitaine qui abrite le tombeau de l'un des héros du mouvement de libération de l'Amérique du Sud, le général Antonio José de Sucre, l'église Capilla El Sagrario, du XVIIe siècle, possèdant un beau jubé baroque sculpté, le moderne Palacio Municipal (Hôtel de Ville) et son Office du Tourisme et le palais archiépiscopal qui compte différentes boutiques.

Les étroites rues pavées de la vieille ville recèlent de demeures blanches et bleues ornées de balcons en fer forgé et certains des innombrables édifices religieux. Deux rues de style colonial sont particulièrement attrayantes : Los Milagros et La Ronda. Remarquez l'église de La Compañía de Jesus (les jésuites) dans la rue García Moreno dont les sculptures de pierre s'ornent de riches détails baroques et les autels décorés à la feuille d'or sont somptueux.

L'Eglise San Francisco, la plus grande et plus ancienne église d'Équateur, date du XVIe siècle et serait la première à avoir été bâtie sur sol sud-américain (1535). La chapelle Cantuña voisine est le lieu de culte favori des habitants de Quito. L'architecture de La Compañía, construite par les jésuites à partir de 1605 et achevée au bout de 163 ans, vous coupera le souffle. Sept tonnes d'or ornent les murs de cette église, la plus richement ornée du pays (ne cherchez pas d'ex-voto remerciant les Incas pour leur involontaire participation !). Une petite colline, surmontée d'une immense statue sans grâce, La Virgen del Quito, surplombe la vieille ville et offre un splendide panorama sur la capitale.
Plusieurs musées se trouvent dans le centre historique : le Museo de la Ciudad qui retrace l'histoire de l'Equateur de l'époque précolombienne à nos jours; le Museo de Arte Colonial avec ses beaux spécimens d'art colonial.

La ville nouvelle de Quito, au nord du parc de La Alameda étale ses boulevards, ses parcs, ses villas, ses ambassades et ses hôtels. La Casa de la Cultura comprend salles d'exposition, musée, galeries, théâtre et bibliothèques. De nombreux cafés qui bordent l'Avenida Amazonas sont le rendez-vous des touristes et de la jeunesse quiteña.

MITAD DEL MUNDO
La Mitad del Mundo (milieu du monde), où un monument marque l'équateur, à la latitude zéro, est le site immanquable. Une ligne tracée sur le sol sépare les hémisphères Sud et Nord: vous pouvez ainsi vous faire prendre en photo avec un pied dans chaque moitié du globe. Le monument abrite un musée ethnographique.

OTAVALO
Datant de l'époque pré-inca, cette ville haute en couleur située dans les montagnes, à l'ombre du volcan Cayambe (5 790 m), au nord de Quito, est réputée pour son marché indien, qui se tient tous les samedis matin dès l'aube. Vêtus de costumes traditionnels, mais organisés de façon moderne et doués en affaires, les Otavaleños y vendent leurs articles tissés et tricotés, célèbres dans le monde entier (couvertures, ponchos, pull-over). La route qui mène de Quito à Otavalo est vertigineuse, elle traverse des paysages saisissants.

L'ALLEE DES VOLCANS
Au sud de Quito, la Panamericana traverse un univers minéral vraiment impressionnant, "l'Allée des Volcans". Parmi ces cônes glacés, se dressent le Cotopaxi (5897 m), le plus haut volcan en activité de la planète, et le Chimborazo (6 310 m). Le sommet et les terres environnantes font désormais partie d'un vaste parc national. Dans la vallée fertile qui s'étire jusqu'à Riobamba, vit près de la moitié de la population équatorienne et on y rencontre de nombreux villages et bourgades indiens fort pittoresques où la vie ne semble pas avoir changé depuis des siècles. Chaque communauté possède son style propre de costumes. Les villages les plus importants, comme Saquisilí, Pujili, Zumbahua, Sigchos et San Miguel de Salcedo, attirent les habitants des environs les jours de marché. La paisible bourgade de Salinas est renommée pour ses produits laitiers, ses saucissons et ses sculptures sur bois. La plupart de ces villages ne sont accessibles qu'à pied.

RIOBAMBA
Jolie cité coloniale aux ruelles pavées bordées de vieilles demeures, elle est entourée des plus hauts sommets du pays. En poursuivant vers le sud depuis Riobamba, la route se fraie plus difficilement un passage à travers un paysage grandiose de montagnes.

CUENCA
Fondée en 1557 par les Espagnols, Cuenca, la troisième ville du pays, est aussi l'une des plus jolies. Avec ses vieilles églises bien conservées et ses splendides édifices des XVIe et XVIIe siècles, elle est l'une des plus belles villes de l'époque coloniale. Cuenca se dresse à l'emplacement d'une cité inca (détruite lors de conflits successoraux), dont on aperçoit encore les vestiges mis au jour par des fouilles. La forteresse inca de Incapirca, 50 km au nord de Cuenca, est en meilleur état. La fabrication des fameux panamas a assuré la prospérité de la communauté indienne locale, dont les femmes portent de superbes jupes en velours brodé. A 50 km au nord, vous pourrez visiter les ruine d'Ingapirca, le site précolombien le mieux conservé. d'Equateur, temple dédié au dieu soleil.

BANOS
A mi-chemin environ de Quito et Cuenca sur le versant oriental de la Sierra centrale, est la porte des basses terres de la jungle équatorienne. Grâce à ses sources thermales et à son stupéfiant décor de montagne, qui se prête à la randonnée et à l'alpinisme, cette bourgade est devenue une villégiature populaire. De plus, l'église Nuestra Señora del Agua Santa (XVIIIe siècle) attire les pèlerins loin à la ronde.

A elle seule, la descente rapide et abrupte depuis la Cordillère jusqu'aux basses terres orientales, appelées simplement l'Oriente, est spectaculaire. Puyo, Tena, Coca et Lago Agrio sont les principales agglomérations de cette région, sillonnée d'innombrables cours d'eau qui alimentent l'Amazone. Après que la rupture du pipeline pétrolier reliant Lago Agrio à Esmeraldas eut causé une catastrophe écologique en 1987 et engendré de violentes protestations, le gouvernement de Quito fit amende honorable: plusieurs parcs nationaux ont été créés. Canoë et randonnée pédestre dans l'épaisse forêt pluviale et observation des centaines d'espèces d'oiseaux et d'animaux, de la flore fantastique sont possibles. La découverte, depuis des tours d'observation hautes de 40 mètres, de la canopée bruissante de vie de la forêt primaire, est particulièrement fascinante.

NARIZ DEL DIABLO
Deux trajets en train vous laisseront des souvenirs impérissables : celui d'Alausi à Guayaquil, qui passe par la fameuse Nariz del Diablo (nez du diable), où vous aurez l'impression que le convoi est suspendu entre ciel et terre à une hauteur vertigineuse, et le parcours Ibarra-San Lorenzo, à bord d'un vieux bus de ramassage scolaire, bricolé pour fonctionner sur des rails, et reliant les hauts plateaux à la côte, près de la frontière colombienne. Pour véritablement frôler la crise cardiaque, installez-vous sur le toit de ces trains "pas comme les autres".

PARQUE NACIONAL SANGAY
A 70 km au sud-est de Baños, le Parque Nacional Sangay, le plus reculé et le plus difficile d'accès, couvre 270 000 ha et protège une variété incroyable d'animaux menacés. La réserve forestière Pasochoa, à 30 km au sud-est de Quito, et le Parque Nacional Podocarpus, tout au sud du pays, entre Loja et Zamora, abritent une grande diversité de fleurs et d'habitats. La Reserva Producción Faunísta Cuyabeno, au nord-est de l'Oriente, vous permettra d'apercevoir une faune exceptionnelle. Enfin, pour avoir un aperçu de la nature côtière, visitez le Parque Nacional Machalilla, au nord de Guayaquil.

GUAYAQUIL
Guayaquil, située à 420km au sud de Quito, est la capitale de la province de Guayas, à l'intérieur des terres, sur le delta du Guayas. Elle est une ville animée et moderne de 3 millions d'habitants, hérissée de gratte-ciel. Le rythme de vie y est fébrile malgré la chaleur. Le Río Guayas enjambé par l'énorme Puente de la Unidad Nacional (pont de l'Unité nationale) traverse la ville, brun et opaque, et va se jeter dans le Pacifique, à 20 km de là.. De nombreux bateaux circulent constamment dans le delta boueux, transportant des produits agricoles, poissons et passagers. Cosmopolite, c'est la ville la plus peuplée du pays, sa population est de 2.5 millions, son climat est tropicale et humide avec une température moyenne de 25°c. Elle a été fondée par Francisco de Orellana en 1537. Les virées sur le Malecón, le front de mer, permettent de regarder les bateaux qui naviguent sur le majestueux fleuve Guayas. Les autres centres d'intérêt de la ville sont le Monument qui commémore la réunion historique des héros de I'Indépendance Bolívar et San Martín, la Tour de I'Horloge de style mauresque, et les bâtiments de style colonial tels que l'hôtel de Ville et la Gobernación, le Musée de la marine et le superbe Museo Nahim Isaías Barquet et ses 3000 objets essentiellement précolombiens, Le Museo Municipal (Calle Pedro Carbo), La Plaza Bolívar dominée par la blanche cathédrale néo-gothique, qui date de 1948, La Rotonda (XIXe siècle), un édifice semi-circulaire à colonnade surplombant le fleuve, l'artère principale (Avenida 9 Octubre), bordée d'immeubles de bureaux et de commerces modernes, le Musée d'Archéologie du Banco Pacífico et sa belle collection de céramiques indiennes, la mosaïque du "Dauphin-colibri", de l'artiste équatorienne Endara Crow, la cathédrale San Francisco, le Parque Centenario, la place principale de Guyaquil où se dressent plusieurs monuments patriotiques, la Casa de la Cultura qui présente entre autres une vaste collection d'orfèvrerie et le Museo del Banco Central qui donne un bon aperçu des cultures précolombiennes de l'Equateur.

Le quartier traditionnel de Las Peñas, au pied du mont El Carmen, reflète l'histoire coloniale de la ville. Au sommet du même mont se trouve la statue du Sacré Cœur qui domine la ville. Il faut visiter le Cimetière Général, réputé pour ses sculptures, jardins et mausolées de style gréco-romain. Par ailleurs, Guayaquil propose aussi des musées intéressants, comme celui de la Banque Centrale, de la Maison de la Culture, du Banco del Pacifico et la municipalité. Plusieurs faubourgs verdoyants et attrayants entourent la ville, notamment celui d'Urdesa au nord-ouest. En raison de sa proximité de l'aéroport et de la qualité de ses infrastructures, nombre de visiteurs préfèrent séjourner à Urdesa plutôt que dans le centre-ville.

LA COTE PACIFIQUE
Les basses terres occidentales, jadis noyées dans la jungle, sont aujourd'hui couvertes de plantations de café et de vergers et les plages de sable des stations de vacances sont très attrayantes. De Salinas, la côte pacifique qui s'étire vers le nord jusqu'à Bahía de Caráquez est jalonnée de villages de pêcheurs. Valdivia est désormais célèbre, car c'est ici que furent mises à jour les plus vieilles céramiques de toute l'Amérique du Sud - remontant à 3500 av. J.-C. environ.

Le Parque Nacional Machalilla est l'unique réserve naturelle côtière de l'Equateur où vivent des centaines d'espèces d'oiseaux. L'île de La Plata, faisant partie du parc, ressemble un peu à l'archipel des Galápagos : des baleines nagent dans ses eaux et sur les falaises nichent fous à pattes rouges et albatros.

Après la bourgade de Montecristi, centre de production de chapeaux de paille (panamas), on atteint Manta, second port du pays où en soirée, la vie s'anime dans les rues le long du front de mer, le Malecón. Tout près se trouvent des plages fréquentées.

Bahía de Caráquez est une jolie station balnéaire dotée d'une vaste plage de sable. On y prend un bateau afin d'accéder à la petite île de Fragatas.

Au nord de Bahía, la région côtière est encore un peu sauvage et pour se rendre dans la cité portuaire d'Esmeraldas (les Emeraudes), on part généralement de Quito. C'est ici que les tankers viennent charger le pétrole du pipeline transandin en provenance de l'Oriente. Cette ville industrielle est réputée pour sa musique de style afro-indienne.

L'ARCHIPEL DES GALAPAGOS
L'archipel des Galápagos, surnommées "Encantadas" (les îles enchantées) par les marins espagnols au XVIème siècle, est situé à 1 000 km des côtes équatoriennes. La visite ne se fait qu'en circuit organisé, et plusieurs jours de cabotage entre ces îles à la rencontre d'animaux peu farouches et de paysages extraordinaires mérite le détour, d'autant que l'argent récolté sert à l'entretien et à la préservation de cet univers fabuleux. Formées par une série d'éruptions volcaniques sous-marines il y a des millions d'années, les 13 îles principales de l'archipel et les innombrables îlots rocheux sont désertiques et stériles, avec de hautes falaises de lave et des cratères lunaires contrastant vivement avec le vert des mangroves et le bleu des lacs. Dès votre arrivée, vous serez assailli par les cris des otaries qui se prélassent sur les quais et partent à l'assaut des bateaux, disputant aux pélicans la meilleure place sur le gaillard d'avant. Où ailleurs pourrez-vous vous asseoir à côté d'un fou de bassan à pieds bleus et photographier une frégate et son petit à moins d'un mètre de distance ? Vous nagerez en compagnie des pingouins et des bandes de joyeux dauphins accompagneront votre bateau, sautant à l'envie pour voir la tête des passagers ou du capitaine. En saison, vous aurez peut-être la chance d'apercevoir des baleines. L'archipel couvre 50 000 km² et comprend 19 îles. Le paysage, volcanique, donne une impression de début du monde. Parmi l'avifaune et la vie marine, les espèces les plus renommées sont les albatros, les pingouins, les fous de bassan, les tortues géantes, les iguanes, les otaries, les baleines et les dauphins. En 1959, l'Equateur fit de l'archipel une réserve naturelle, et elle fut classée au Patrimoine naturel de l'humanité par l'Unesco en 1978. Le tourisme est très réglementé aux Galápagos et les visiteurs (payants) doivent être accompagnés d'un guide officiel.

Santa Cruz est le principal centre de commerce et de tourisme de l'archipel. Si vous débarquez à Academy Bay, ne manquez pas de visiter la Charles Darwin Research Station, non loin de Puerto Ayora, qui comprend un musée et un centre de reproduction en captivité de tortues géantes et d'iguanes. Le haut plateau compte une végétation dense et humide où se reproduisent huit des 14 espèces de pinsons de Darwin, tandis que le rare pétrel tempête niche dans des trous de rocher. Une réserve de tortues géantes permet sa découverte.

Avec ses 4278 km², Isabela (Albemarle) est la plus grande île de l'archipel. Elle est constituée de cinq larges volcans qui forment une chaîne du nord au sud et d'une faune extraordinaire: flamants roses, canards des Bahamas, fous à pieds bleus, pélicans bruns, cormorans Nannopterum harrisi (une espèce endémique rarissime, incapable de voler), pingouins des Galápagos, tortues géantes, iguanes marins et otaries des Galápagos.

La Cumbre, sur Fernandina (Narborough), est le volcan le plus actif des Galápagos et l'un des plus puissants de la planète. Sur les champs de lave et les plages vivent de vastes colonies d'otaries, d'iguanes marins et de cormorans Nannopterum harrisi.

La principale attraction de Floreana (Charles), outre les animaux, est Post Office Bay, une boîte aux lettres faite avec un baril en bois érigée par des baleiniers britanniques vers 1793: les navires passant dans ces eaux récoltaient alors le courrier.

La capitale administrative de l'archipel, Puerto Baquerizo Moreno, se situe sur San Cristobal (Chatham), l'île frangée de belles plages de sable recouverte d'une végétation luxuriante. L'avifaune est particulièrement passionnante, notamment frégates, fous masqués, fous à pieds bleus et à pieds rouges.
Juste au-delà de l'équateur se dresse Genovesa (Tower), la seule du groupe septentrional que l'on puisse visiter. Iguanes et otaries à fourrure et nombreuses espèces d'oiseaux marins, dont la mouette à queue fourchue, nichent dans les falaises.

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