TORONTO ET LES CHUTES DU NIAGARAToronto
Ville la plus riche du pays, Toronto bénéficie d'une histoire dynamique et jouit d'une situation sur la rive nord du lac Ontario, au carrefour du Québec, des Etats-Unis et des grandes plaines centrales. Poste de traite, puis centre de colonisation puritain, elle se développa à partir de 1849 quand elle fut promue au titre de capitale du Canada-Uni (réunissant Ontario et Québec). Dans les années 1870, l'essor industriel de la région des Grands Lacs la fit métropole économique. Elle est surtout cosmopolite : 40 % de ses 4,5 millions d'habitants sont nés hors du pays.
La Bourse de Toronto (TSE) sur York Street, offre une bonne image de la ville. Près de Bay Street toute proche, les vaches sculptées de Joe Faffard rappelle aux économistes que la richesse du Canada repose avant tout sur ses ressources naturelles! Les deux tours courbes du nouvel Hôtel de Ville et les arches de la Liberté enjambant le Nathan Philips Square (transformé l'hiver en patinoire) donnent un peu d'originalité au quartier. Le vieux beffroi de l'ancien Hôtel de Ville et le monument aux morts en forme d'ange s'intègrent entre les tours de verre. 10 km de galeries souterraines permettent de vivre au chaud l'hiver. A quelques centaines de mètres vers l'est, Yonge Street est la grande artère commerçante de la ville. Toronto est devenue l'un des centres de productions cinématographiques les plus importants du monde anglo-saxon surnommée l'"Hollywood du Nord".
A l'ouest de University Avenue, Toronto retrouve son côté village dans la Chinatown, la troisième plus grande au monde. L'Art Gallery of Ontario, sur Dundas Street West, est célèbre pour sa peinture moderne mais aussi pour sa collection de sculptures d'Henri Moore et tout proche se trouve le Musée des Textiles. Au Royal Ontario Museum, la magnifique collection d'art chinois rappelle que la plus grande minorité culturelle de la ville est issue de la Chine. Vous y verrez aussi des objets d'art de toutes les grandes civilisations. Les mordus d'astronomie pourront faire un tour au planétarium McLaughlin. Vers l'ouest (327 Bloor Street West), le Musée de la Chaussure Bata présente une étonnante collection de ballerines, d'escarpins et de socques dont certains datent du XVIe siècle.
A 553 m (et 30 cm!), la CN Tower sur le skyline de Toronto a été édifiée par la compagnie de chemins de fer Canadien National pour servir d'émetteur radio. La plus haute du monde, elle attire 1,5 million de visiteurs tous les ans. L'ascenseur conduit en 58 secondes aux 346 m de la nacelle inférieure, célèbre pour son plancher de verre et un second trajet mène au Belvédère (Space Deck), perché à 447 m. En dessous, le Waterfront entièrement redessiné, est un vaste complexe d'activités culturelles et ludiques gagné sur le lac. Le Skydome, célèbre pour son architecture, est un gigantesque stade à géométrie variable. Le soir, le restaurant tournant offre un beau panorama. Au rez-de-chaussée on trouve diverses attractions (Q-ZAR - jeux de lasers, Simulator Theatre) et le centre CyberMind.
Chutes du Niagara
Les chutes se composent des Horseshoe Falls, les plus impressionnantes, larges de 675 m et hautes de 52 m, et les American Falls, de moitié moins grande. L'hiver, le décor est splendide quand le gel fait son travail. L'excursion à bord du Maid of the Mist mène au pied de la cataracte. Cirés et capuchons sont fournis pour vous potéger. Il est possible de descendre dans les souterrains percés à même la roche et débouchant tout contre la base des chutes. Pour une vision au sec, prenez l'ascenseur de la Skylon ou de la Minolta Tower. Le musée des chutes est aussi un complément. OTTAWA ET HULLOttawa
La capitale fédérale, fondée en 1827 sous George IV, a grandi au rythme du pays. Haut lieu de la vie politique, elles'étend le long de la rivière des Outaouais, dessinant la frontière entre le Québec à l'est et l'Ontario à l'ouest. La ville a gardé un cachet très british.
Situés face à la rivière, les trois édifices du Parlement construits entre 1859 et 1865, furent restaurés en 1916 après un incendie. Néo-gothique il symbolise l'union des cultures anglophone et francophone. Des visites guidées y sont organisées. Du sommet de la tour de la Paix, connue pour son carillon, le panorama, s'étend par temps clair, aux forêts de l'Outaouais. Tous les étés, à 10 h, la relève de la garde est à ne pas manquer et plus à l'ouest se trouvent la Cour Suprême, la Bibliothèque et les Archives nationales.
Le Centre national des Arts est l'un des plus importants ensembles culturels du Canada (théâtre, opéra et concerts). Non loin de là, le canal Rideau qui fut creusé dans les années 1820 entre le Saint-Laurent et la rivière des Outaouais, devient l'hiver, la plus longue patinoire du monde! Le long de la rivière, l'hôtel Château Laurier est un des palaces édifiés à la fin du siècle dernier par la compagnie des chemins de fer canadiens. Les avenues parallèles de Mackenzie et Sussex Drive, regroupent de nombreux grands magasins. Vous pouvez également vous rendre au marché By et à la cathédrale-basilique Notre-Dame. Au-delà de la rivière Rideau, on atteint les premiers beaux quartiers d'Ottawa dont celui de Rockliffe où se trouve Rideau Hall, la résidence du gouverneur général du Canada.
Spacieux, moderne et très lumineux, le Musée des Beaux-Arts abrite une importante collection d'œuvres des paysagistes canadiens membres du Groupe des Sept. On y trouve aussi un large éventail de la peinture européenne du XVIe siècle à nos jours et l'école allemande y est particulièrement bien représentée. La chapelle du couvent des Sœurs Grises de la Croix a été déménagée de la rue Rideau au premier étage de l'édifice.
Ottawa compte de nombreux autres musées dont celui du Ski (rue Scott), de la Photographie contemporaine (contre le canal Rideau), de la Monnaie (banque du Canada), des Sciences et de la Technologie (bd Saint-Laurent), de la Nature (McLeod Street, au sud de la ville), de l'Aviation (aéroport de Rockliffe), etc.
Hull
Hull, côté québécois, incarne le visage francophone de la capitale. Le très beau Musée canadien des Civilisations met en valeur l'héritage pluriculturel du pays et les expositions consacrées aux différents peuples amérindiens sont très intéressantes. MONTREAL : LA VILLE MODERNEVéritable métropole américaine s'étendant de la baie d'Hudson à la frontière des Etats-Unis, Montréal offre ses buildings de verre et d'acier, avenues contenues par le carcan de l'angle droit, business et dollars.
Le cœur de la ville est un gigantesque damier de rues perpendiculaires et de tours, coupé en son centre par la main, le boulevard Saint-Laurent. Elle subit l'exode vers ses banlieues mais une politique d'urbanisme dynamique tente de stopper le phénomène.
La place Ville-Marie est une réalisation gigantesque de l'architecture moderne, dessinée en 1959 par Ieoh Ming Peï, l'architecte de la pyramide du Louvre. L'esplanade, entourée de gratte-ciel, représente la partie émergée du Montréal souterrain. Dans le prolongement du boulevard René-Lévesque, la cathédrale Marie-Reine-du-Monde reproduit la basilique Saint-Pierre de Rome d'un tiers. A deux pas de là, "la Catherine" (rue Sainte-Catherine) compte les grands magasins de la ville. Sur l'avenue Mc Gill College, se trouve La foule illuminée, sculpture du sculpteur anglais Raymond Mason. Place de la Cathédrale, le building étincelant de la Maison des Coopérants est la toile de fond à la petite Christ Church Cathedral au triple portique gothique. En remontant "la Catherine" vers l'est, on arrive à la place des Arts, temple de la culture montréalaise : salles de théâtre, de concert et de cinéma, le Musée d'Art contemporain principalement dédié aux artistes canadiens et à la sculpture.
La rue Sherbrooke, et ses belles demeures victoriennes arborent des grands hôtels, galeries d'art et boutiques les plus chics de la ville et nombreux musées. Au n°690, le Musée McCord raconte l'histoire des pionniers du Canada par notamment une superbe exposition de photos des années 1900. De l'autre côté de la rue, se trouve l'université anglophone McGill, la première du Québec (1829). Vous y verrez le Musée Redpath et ses antiquités égyptiennes, animaux empaillés et dinosaures. Le Musée des Arts décoratifs, lui se trouve au 2200 rue Crescent. Rue Baile, au sud-ouest, le Centre Canadien d'Architecture est un musée réputé ainsi que le Planétarium Dow, rue Saint-Jacques Ouest, le Musée du Hockey et celui des Beaux-Arts.
Au début des années 1970 et la construction du métro, des boutiques se sont installées dans les stations, et des passages ont été aménagés permettant de se rendre d'un bâtiment à l'autre, d'une rue à une autre sans respirer l'air de dehors. Petit à petit, une ville souterraine s'est construite en parallèle et de nos jours, près de 30 km de galeries reliées à neuf stations de métro et deux gares partent de la place Ville-Marie, permettant à un demi-million de Montréalais de se déplacer, de travailler, de faire leurs courses en restant au chaud de novembre à avril.
Le Plateau Mont-Royal est l'endroit à la mode avec ses maisons de briques aux fameux escaliers en colimaçon, cafés-terrasses et restaurants. Fréquenté par les artistes, les intellectuels et les étudiants, il a été surnommé le Quartier Latin.
Coeur de la cité avec balcons sur les gratte-ciel, le Mont-Royal surnommé la "Montagne" est indissociable de la vie montréalaise. On y pique-nique et on y fait du jogging au milieu des bois et des écureuils. Et l'hiver, le lac des Castors gelé devient une patinoire. Sur ses pentes, les dynasties industrielles ont installé au siècle dernier leurs magnifiques résidences de pierre, les 25 000 habitants du quartier possédaient alors près de 70% des richesses canadiennes. Il en reste peu de traces mais demeure le "mille carré doré" (golden square mile).
Plus à l'ouest, Westmount est depuis le siècle dernier le quartier anglophone huppé. L'oratoire Saint-Joseph, une basilique moderne, conserve une relique de Frère André, un prêtre "guérisseur" béatifié en 1982. Depuis sa mort en 1937, la chapelle est devenue un important lieu de pèlerinage ou chaque jour, des croyants parcourent à genoux le chemin de croix qui gravit la colline. Vers le nord, Outremont est le beau quartier des francophones. MONTREAL : LA VIEILLE VILLEMontréal est aussi la deuxième ville de langue française du monde, une combinaison du dynamisme du Nouveau Monde et du charme de la vieille Europe.
Sur 40 hectares à peine se concentrent des maisons de pierre cossues couvertes d'ardoise, des places aérées et fleuries, des rues pavées où l'on se promène en calèche. Longtemps négligé, puis restauré, le vieux Montréal est devenu l'un des fleurons de la cité.
Les bâtiments datant des premiers temps de la colonisation se regroupent pour la plupart aux abords de la Place Jacques-Cartier, inclinée en pente douce vers le, Saint-Laurent. Face à l'Hôtel de Ville, bâtiment massif style Second Empire coiffé de cuivre, le château Ramezay est un simple manoir, résidence du onzième gouverneur français de Montréal. On y trouve un petit musée historique consacré à la vie des colons et à l'aristocratie du XVIIIe siècle. La rue Saint-Paul est l'une des mieux conservées de la vieille ville. Vous y verrez la maison Pierre du Calvet (1725), située en face de la chapelle Notre-Dame de Bonsecours (musée de poupées costumées), ainsi que le marché Bonsecours, le principal marché public de Montréal de 1847 à 1963, surmonté d'un grand dôme argenté. Il y a un étage de commerces et de galeries et un autre où se tiennent des expositions sur les métiers d'art et de design. Voyez aussi à proximité la belle résidence Dumas (n°445).
Descendant la rue Notre-Dame bordée de bâtiments aux fenêtres voûtées, vous approchez de la Place d'Armes. Le séminaire de Saint-Sulpice, le plus ancien bâtiment de la ville (1685) prolonge la basilique Notre-Dame (1829) à la façade néo-gothique inspirée de Notre-Dame de Paris. La façade sobre contraste avec le chœur polychrome, bleu et or et ses vitraux résument les débuts de Ville-Marie. Face à la basilique, la ville se souvient de son fondateur, Paul de Chomedey de Maisonneuve et l'immeuble de grès rose qui lui tourne le dos était en 1817, le premier gratte-ciel du Canada. Vers l'ouest, la place d'Youville, nommée en l'honneur de la fondatrice de l'hôpital des Sœurs Grises, était au cœur de l'ancienne Ville-Marie. La caserne des pompiers en briques rouges (1903) et sa tour sur laquelle séchaient les lances à incendie, a été transformée en Centre d'histoire. Plus près du fleuve, le Musée d'Archéologie et d'Histoire Pointe-à-Callière abrite une riche collection de maquettes retraçant l'évolution de Montréal. Du toit-terrasse, le point de vue sur le Saint-Laurent est splendide. Depuis 1964, la navigation sur le fleuve est ouverte en hiver grâce aux brise-glaces des garde-côtes. En 1974, l'augmentation du trafic maritime à obligé le vieux port de Montréal à cesser ses activités et se déplacer plus à l'est et dix ans plus tard, un vaste projet de réhabilitation a vu le jour. Le long du quai, les paquebots sont amarrés. L'été, on s'y promène à pied et en vélo, près de la tour de l'Horloge restaurée, l'IMAX, un cinéma écran géant attire la foule, des bateaux-mouches proposent des promenades sur le fleuve et le vieux port est le théâtre du Festival international de l'humour. En 1993, fut ouvert le Musée du Rire (2111 bd Saint-Laurent). MONTREAL : LE PARC OLYMPIQUEConstruit à l'occasion des Jeux olympiques de l'été 1976, le gigantesque stade au toit rétractable sert dorénavant aux concerts et aux matchs de base-ball des Expos, l'équipe de Montréal. Un funiculaire mène au sommet de la tour olympique à 169 m de haut, d'où la vue est possible jusqu'à 80 km. Tout près, le château Dufresne (4040 rue Sherbrooke), construit sur le modèle du Petit Trianon de Versailles en 1918, fut la demeure d'un fabricant de chaussures, Thomas Dufresne. L'ancien vélodrome olympique a été transformé en un musée ou cohabitent une forêt tropicale, une forêt québécoise, le Saint-Laurent et un coin de banquise qui représentent les différentes régions climatiques du continent américain. Au total, 250 espèces animales et 350 végétales peuplent le Biodôme qui compte aussi un centre de formation et de recherche écologique. L'espace Naturalia permet l'initiation à la protection de la nature. Créé en 1931, e très grand jardin botanique de Montréal s'étend sur 73 hectares et abrite près de 30 000 espèces de végétaux. Une dizaine de serres et une trentaine de jardins sont organisés par thème. La maison de l'arbre s'ouvre sur le monde de la forêt, le jardin de Chine, le plus grand du genre hors d'Asie avec ses seize paysages différents des sept pavillons de bois recréant l'atmosphère des grands jardins Ming des rives du Yangtsé à la collection de penjings (bonsaïs). A l'Insectarium, on trouve 250 000 spécimens de toutes tailles dont certains vivants. LES ILESL'île Sainte-Hélène accueille depuis l'Exposition Universelle de 1967, le parc d'amusement de La Ronde, riche d'espaces verts, manèges et Aquaparc. Le Musée David Stewart, aménagé dans une ancienne redoute britannique, retrace l'histoire militaire du Canada colonial (armes, instruments, cartes, etc.). En été, les Fraser Highlands, un régiment habillé en uniforme écossais du XVIIIe siècle, défilent les après-midi du mercredi au dimanche.
L'île Notre-Dame voisine fut créée pour la même exposition universelle en 1967. Il s'y court le grand prix automobile de Montréal dont vous pouvez suivre au volant de votre voiture mais à la vitesse limitée 40 km/h. Une plage y a été aménagée ou l'on peut louer des planches à voile ou de petites embarcations.
Plus à l'ouest, au cœur de l'archipel de Montréal, l'île Perrot permet de découvrir la vie des meuniers d'antan au parc de la Pointe-du-Moulin. QUEBECQuébec et son architecture "vieille France" contraste avec Montréal par sa taille humaine, ses maisons malouines, ses rues pavées, ses escaliers sinueux, ses remparts et son château Frontenac. Elle fut en 1985, classée "joyau du patrimoine mondial" par l'Unesco.
Entourée de murailles, Québec domine le Saint-Laurent de son promontoire. Du haut des falaises, la haute ville et le château Frontenac, attirent le regard. A leurs pieds, la basse ville et ses ruelles et maisons aux toits colorés abritent la place Royale, autour de laquelle est né Québec. Les belles maisons de pierre rappellent le temps où les colons débarquèrent de Saint-Malo ou de La Rochelle. L'église Notre-Dame des Victoires, réputée pour ses tableaux et son maître-autel en forme de château fort, datant de 1688 est un chef d'œuvre.
Le quartier Petit-Champlain regroupe les constructions les plus anciennes et plus typées : la place Royale et les maisons Lambert-Dumont et Fornel, siège de l'association Québec-France, la maison Milot (1689), la tanière des antiquaires, rue Saint-Paul, le théâtre, rue Petit-Champlain et la maison Louis-Joliet (1683) qui donne accès au funiculaire permettant de grimper au sommet de la falaise où siège la haute ville.
Près de la berge du Saint-Laurent se trouve l'intéressant Musée interactif de la Civilisation. Depuis le vieux port restauré, le pont du ferry offre un beau panorama sur la ville.
Le château Frontenac (fin XIXe) qui symbolise la ville propose une visite guidée permettant de découvrir les boiseries, la salle de bal, les cafés. Dans l'ombre du château, la place d'Armes est une petite esplanade avec arbres et fontaine s'ouvrant sur le cœur de la haute ville. On y trouve le Musée du Fort connu pour un diorama sur les batailles franco-anglaises. Dans la rue Sainte-Anne, se trouve une série de petits restaurants et le Musée de Cire dans une maison de 1640. Entre la porte Saint-Louis et le château, la rue Saint-Louis aux nombreux restaurants possède de très belles demeures XVIIIe. Rue de Buade, face à l'Hôtel de Ville inauguré en 1896, la basilique Notre-Dame du Québec est sur le site de la première chapelle édifiée par Champlain en 1633. La cathédrale anglicane datant de 1793, est une réplique de l'église St Martin's in the Fields de Londres.
Beaucoup de musées traitent l'histoire religieuse de la cité : celui des ursulines, dans un couvent fondé en 1639, le monastère des augustines, qui fut créé cinq ans plus tard par trois religieuses venues de Dieppe, celui du couvent qui se penche sur la vie des Canadiens français d'autrefois au travers de meubles, céramiques, broderies et instruments chirurgicaux.
Passé la porte Saint-Louis, l'hôtel du Parlement abrite l'Assemblée et une galerie de ses présidents qui se visite. La Grande Allée est, bordée de maisons victoriennes, est une élégante avenue. En continuant vers l'ouest, les villas cossues aux jardins paysagers se succèdent jusqu'au parc des Champs de Bataille.
Le parc des Champs de Bataille, en surplomb du Saint-Laurent, est aujourd'hui un lieu de détente. Le Musée du Québec, partiellement installé dans une prison désaffectée, propose une importante collection d'art québécois.
Dans les quartiers ouest, la banlieue de Sillery conserve plusieurs résidences historiques : la maison des jésuites, la villa Bagatelle, le domaine de Cataraqui, l'université Laval...
En descendant le long de la rive gauche du Saint-Laurent, se suit l'ancien "chemin du Roy", au bord duquel se situent quelques vénérables demeures. Avant de rejoindre le fleuve, la rivière Montmorency se jette en une impressionnante cataracte de 84 m. Un petit téléphérique permet d'accéder au manoir (restaurant, boutiques), au sommet des chutes. VANCOUVERVancouver est entourée sur trois côtés par les eaux - English Bay et Burrard Inlet au nord, Georgia Strait à l'ouest et la rivière Fraser au sud. Elle possède une grande diversité ethnique créée au fil du temps par les descendants des premiers colons britanniques de la ville et les immigrants des provinces plus froides de l'Est du Canada qui ont été rejoints par des Allemands, juifs, Italiens, Chinois, Japonais, Européens de l'Est, Sikhs…
Le quartier des affaires, des commerces et des divertissements se trouve sur la presqu'île du West End séparant English Bay de Burrard Inlet. La ville vieille d'à peine un siècle, ne possède que peu de monuments historiques mais sa prospérité actuelle se trouve dans de nombreux édifices à l'architecture moderne.
La Vancouver Art Gallery, collection municipale principalement d'artistes canadiens, se situe dans l'ancien tribunal provincial, plus traditionnel.
Granville Street est la rue des cinémas et des théâtres. On trouve l'Orpheum, jadis salle de cinéma et transformé en siège de l'Orchestre symphonique de Vancouver, qui possède un étonnant intérieur Renaissance espagnole avec des voûtes pseudo-gothiques et des arches mauresques.
La Bibliothèque centrale de couleur rousse est une étonnante copie du Colisée de Rome construit en 1995 par l'architecte canadien d'origine israélienne Moshe Safdie, designer de la controversée maison modulaire Habitat de l'Exposition de Montréal de 1967 et de la National Gallery d'Ottawa.
Le long des rues pavées du quartier de Gastown se succèdent les bâtiments de briques, de bois et de pierre restaurés du quartier historique. Ces cafés-terrasses, restaurants et boutiques remplacent avantageusement les entrepôts victoriens et les hôtels de commerce qui avaient été bâtis ici après l'incendie du premier Gastown en 1886. Tout près, la forge, les écuries et les échoppes de boucher de Blood Alley, ainsi que le poste de police de Gaoler's Mews ont été transformés en agréables patios ombragés où l'on peut dégoter un chapeau vieillot ou une robe surannée et siroter paisiblement un cappuccino ou une bière. A l'extrémité ouest de Water Street, la plus ancienne horloge à vapeur du monde marque les heures avec son sifflet.
La splendide promenade du bord de mer (Sea Wall Promenade) longe le Yacht Club et la chaussée qui mène à Deadman's Island, nommée "île de l'Homme mort" parce qu'elle servit autrefois de cimetière aux Indiens salish.
Le cœur de Granville Island est constitué d'un marché public entouré de galeries d'art et d'artisanat, de boutiques, de bars et de bons restaurants. Reliée au continent par le Granville Bridge, l'île fut créée à partir d'étendues boueuses de False Creek drainées vers 1915 pour y abriter des industries. A l'exception d'une cimenterie, elles ont toutes disparu.
De son extrémité occidentale de Point Grey jusqu'à False Creek, la côte sud de l'English Bay offre un ensemble de plages, parcs et musées dominant le Pacifique. Point Grey est le superbe décor du campus de l'Université de Colombie-Britannique.
Le parc Vanier, qui s'étend à l'ouest de Burrard Bridge, abrite plusieurs musées, un planétarium et un observatoire spatial.
Les parcs qui bordent les quartiers résidentiels de North et West Vancouver sont un beau miroir des richesses naturelles de la Colombie-Britannique. LA GASPESIELa Gaspésie, ancien territoire des Indiens micmacs, possède des montagnes, la forêt et l'isolement. Les pêcheries parsèment la côte, rare industrie d'une contrée qui a toujours été pauvre, laissant l'intérieur vide de population. Entre falaises et golfe du Saint-Laurent, les villages de la côte septentrionale évoluent au fond de vallées solitaires. A Grand-Métis, plus de 1000 variétés de plantes poussent dans les magnifiques jardins de la villa Reford (musée). A Matane, une barrière de comptage des saumons permet d'observer les poissons remontant le courant au moment de la fraie (mi-juin). De Sainte-Anne-des-Monts, une route donne accès au parc de la Gaspésie, habitat des caribous des bois. La balade vers le lac aux Américains révèle des paysages splendides. Plus avant, sur les bas-côtés, les vigneaux (claies de séchage de morues) s'étalent au soleil et au vent.
Les falaises du parc national de Forillon sont baignées de plages de galets ou de sable gris où viennent mourir les Appalaches, montagnes américaines nées à 2000 km de là. Près du Cap-des-Rosiers, site du plus haut phare du Canada, les oiseaux marins nichent en étages. L'été, des croisières proposent de découvrir le littoral nord et de sa faune. Côté baie de Gaspé, d'autres excursions quittent Grande-Grave à la découverte des baleines venues se gorger de nourriture dans les eaux riches en micro-organismes. Dans l'intérieur, il est possible de surprendre les castors. A Grande-Grave, on peut observer la vie des pêcheurs de morues d'autrefois.
C'est à Gaspé, dans la baie, que débuta l'histoire du Canada français avec Jacques Cartier qui y débarqua le 24 juillet 1534. Le beau Musée de la Gaspésie se consacre à l'histoire, à l'art et à l'ethnologie de la région.
A Percé, c'est son rocher qui l'a rendu célèbre. Haut de 88 m, le gros roc comptait autrefois plusieurs arches. A marée basse, il est possible de l'approcher. Des collines dominant le village, le panorama est splendide. Au large, la petite île Bonaventure héberge une gigantesque colonie de fous de Bassan, mouettes tridactyles, guillemots noirs, macareux, phoques, etc. Des bateaux y font la navette depuis Percé. Au sud de Percé, l'Anse-à-Beaufils attire les amateurs de minéraux car sa grève est parsemée d'agates.
Lorsque Jacques Cartier aborda sur la baie des Chaleurs, les eaux lui parurent douces. Les paysages sont moins spectaculaires que ceux de la côte nord et les villages sont près de petites plages de galets ou de sable roux. A Bonaventure, le Musée Acadien montre le patrimoine des habitants installés ici après le Grand Dérangement. Non loin, la réserve de Maria regroupe quelques familles micmacs et à New Richmond, le Centre de l'Héritage britannique reconstitue un village loyaliste du XVIIIe siècle. Du haut du mont Saint-Joseph, la baie des Chaleurs se découvre dans toute sa splendeur et près de la station balnéaire de Carleton-sur-Mer, le parc de Miguasha et son musée exposent d'intéressants fossiles de poissons et de diverses plantes. L'entonnoir de la baie des Chaleurs se resserre à Matapédia, fermant la vallée autour de la rivière du même nom et les points de vue sont splendides, surtout depuis la rive située au Nouveau-Brunswick. Près de Restigouche vivent d'autres Micmacs dont la communauté produit un artisanat de belle qualité (centre d'art). La vallée de la Matapédia est un haut lieu de l'exploitation du bois, d'ailleurs au moment de l'été indien, les colorations des arbres sont exceptionnelles. |