SYDNEYCette cité vibrante et prospère de près de 4 millions d'habitants est la plus cosmopolite de tout le continent, son importance comme port maritime et centre financier de la nation ayant attiré des immigrants du monde entier. C'est ainsi que Sydney offre la meilleure cuisine internationale, d'excellents magasins et boutiques, un quartier chinois animé et une vie nocturne couvrant tout l'éventail des divertissements. La capitale de la nouvelle Galle du sud n'est cependant pas celle du pays. Pour ce rôle, on a créé de toute pièces, au début du XXe siècle, la ville de Canberra.
The Rocks, une pointe rocheuse à l'ouest de Circular Quay est l'endroit idéal où flâner, faire ses achats ou rencontrer des gens. De l'autre côté de la route, Argyle Street vous conduit au célèbre Argyle Cut, un tunnel aboutissant à Millers Point, de l'autre côté des Rocks. Creusé à même la roche par des forçats armés de simples pioches à partir de 1843, il était toujours inachevé lorsque les déportations prirent fin au début des années 1850. On l'acheva à l'aide d'explosifs.
Une fois passé le tunnel d'Argyle Cut, on se croirait projeté dans une autre époque. Avec ses demeures coloniales, sa pelouse villageoise et ses délicieux pubs anciens, le pittoresque Millers Point garde tout le charme du passé. Officiellement appelé Port Jackson, Sydney Harbour est un dédale de promontoires et de petites baies qui s'étend sur 20 km du Pacifique à la Paramatta River.
Surplombant Bennelong Point, Sydney Opéra House, l'édifice moderne le plus spectaculaire d'Australie ne renferme pas seulement l'Opéra mais tout un complexe artistique, avec deux théâtres et une immense salle de concert.
George Street, quittant The Rocks et Circular Quay, conduit tout droit au cœur du quartier commercial et des affaires de Sydney, toujours bruissant d'activité en semaine.
Sur Market Street, le plus haut édifice de l'hémisphère Sud est une aiguille de 320 m de haut, Sydney Tower, surmontée d'une étonnante bobine dorée. Celle-ci abrite un restaurant tournant et une plate-forme d'observation d'où l'on aperçoit les Blue Mountains (les Montagnes bleues) à l'ouest et jusqu'à Botany Bay au sud.
A quelques blocs de là, le cœur de la ville victorienne est dominé par l'extravagante façade de l'Hôtel de Ville (Town Hall), bâti dans un mélange de styles Renaissance française et italienne. De l'autre côté de la place de l'Hôtel de Ville, la cathédrale St Andrew, la plus ancienne d'Australie.
Le dynamique Powerhouse Museum, installé dans une ancienne usine électrique propose des milliers d'objets liés à l'industrie, au design, à la science et à la technologie.
Un petit détour sur Bridge Street vous mènera au Museum of Sydney consacré à l'histoire de la ville.
Située dans la partie sud du Domaine, l'Art Gallery of New South Wales possède une excellente collection d'art colonial et aborigène, ainsi que des œuvres d'éminents artistes australiens contemporains.
Fitzroy Gardens, au cœur du quartier, s'enorgueillit d'une curieuse fontaine en forme de fleur de pissenlit commémorant la bataille d'El Alamein durant la Seconde Guerre mondiale.
Le quartier de Paddington avait été laissé à l'abandon au début du XXe siècle, mais ses demeures victoriennes, décorées de délicates dentelles en fer forgé, ont été restaurées dans toute leur gloire.
Culture balnéaire et tradition du surf australien ont pris naissance sur les plages entourant Sydney. Bondi est à elle seule une institution et, après une baisse temporaire de popularité, elle est à nouveau l'endroit où expérimenter le rêve australien à l'état pur. ALICE SPRINGSCette région s'étend sur les terres ancestrales des Arrernte. Alice Springs abrite une importante communauté aborigène (les Aborigènes pensent que sa topographie fut tracée par les êtres créateurs) qui reste étroitement liée à celles restées dans le bush. C'est une bourgade rurale, isolée du monde par de vastes et rudes étendues, très proche de l'Outback et offrant des sites naturels éblouissants.
A 1500 km de Darwin, cette petite ville est un vivant symbole des efforts déployés pour coloniser le centre du pays. Elle se développa autour des sources utilisées par les ouvriers, qui en 1871, établirent la ligne de télégraphe nord sud reliant Darwin et le Top End à Adélaïde. En l'honneur du créateur de cette formidable entreprise, Sir Charles Todd, directeur des télégraphes à Adélaïde, on donna à ces sources (Springs) le nom de son épouse. Depuis, la ville est devenue moderne et animée, avec un aéroport flambant neuf.
Vous y croiserez de nombreux Aborigènes et pourrez visiter leur centre d'art et de culture, qui vend des peintures du Dreamtime sur écorce ou tissu, des gravures, des boomerangs et des dijeridus. KAKADU NATIONAL PARKSitué en Territoire du Nord à 153 km de Darwin, ce parc de 200 x 100 km, l'une des merveilles nationales, offre des paysages et une faune extrêmement variés : 60 espèces de mammifères, 280 d'oiseaux, au moins 4 500 sortes d'insectes... Il abrite également de magnifiques peintures rupestres aborigènes sur 5 000 sites, dont certains remontent à 20 000 ans. De l'uranium a été découvert dans la région de Kakadu, mais les Aborigènes Mirrar s'opposent à l'aménagement de mines sur leur territoire ancestral, car l'exploitation de l'uranium non seulement menace leur droit de propriété mais, de plus, va à l'encontre de leurs lois et de leurs croyances.
Le paysage y est spectaculaire, avec une profusion de cascades, cours d'eau, mangroves, cours d'eau et prairies qui se modifient totalement entre la saison sèche (Juillet à Septembre) et la période de mousson (Novembre à Mars). Kakadu figure au patrimoine mondial pour ses merveilles naturelles et pour sa signification culturelle. AYERS ROCK (ULURU)Jaillissant du désert plat au cœur du continent australien, ce gigantesque monolithe de grès est une véritable œuvre d'art géologique. A distance, il apparaît comme un énorme animal endormi. Truffé de grottes, de ruisselets, de blessures et d'entailles, il est vénéré par les Aborigènes depuis des millénaires et décoré de peintures rupestres très anciennes.
Ce rocher est célèbre pour ses changements de couleur selon la position du soleil: perdant ses teintes rouges après le crépuscule, il devient alors violet foncé, puis gris. Le lever et le coucher du soleil sont les meilleurs moments pour observer Uluru, lorsque la chaleur n'est pas trop intense. Il vaut la peine de se lever avant l'aube pour admirer les premiers rayons enflammant le rocher.
Si l'endroit peut sembler profondément désolé aux étrangers, Uluru signifie pourtant "lieu de rencontre". Pour ses premiers occupants, en effet, l'outback ne fut jamais un désert. L'excellent Uluru-Kata Tjuta Cultural Centre, au pied du rocher, explique la signification spirituelle et culturelle de toute la région.
Le parc national d'Uluru-Kata Tjuta renferme un autre site exceptionnel. Vues depuis Uluru, les collines des Olgas, à l'ouest, évoquent d'immenses silhouettes bosselées sur l'horizon. Kata Tjuta, leur nom aborigène, les décrit bien: "lieu des nombreuses têtes". Les antiques parois aux multiples cicatrices de ces trente-six dômes de grès sont pleines de ravins luxuriants où vivent des wallabies des rochers. Une balade parmi ces incroyables formations sera plus agréable qu'à Uluru, les rochers procurant une ombre bienvenue. CAIRNSLa ville fut fondée en 1876 sur la côte orientale du Queensland pour servir de débouché aux champs aurifères de la région. Une promenade sur l'Esplanade permet d'admirer l'estuaire et, au loin, les montagnes couvertes de végétation luxuriante. Des bancs de vase bordent le rivage, abritant de nombreux oiseaux d'eau migrateurs. A l'extrémité orientale, le Pier est une galerie marchande haut de gamme avec un aquarium et un marché artisanal très animé le week-end. La plupart des bateaux partent de là pour la Grande Barrière de Corail. Le quartier de Trinity Wharf est le plus ancien de la ville et compte quelques imposants édifices néo-classiques sur Abbot Street, contrastant avec le nouveau casino au dôme de verre.
Situé sur Spring Street au centre-ville, le Cairns Museum occupe les deux étages du bâtiment de la School of Arts, qui date de 1907. A l'étage supérieur, vous découvrirez une exposition intéressante, bien qu'un peu défraîchie, sur la culture aborigène locale, les champs aurifères de la région et la construction du chemin de fer Brisbane-Cairns, un événement qui transforma Cairns en une véritable ville.
A l'extrémité nord de la ville, le jardin botanique préfigure la forêt tropicale humide voisine. De là, des sentiers traversent le Mount Whitfield Environmental Park, donnant au visiteur l'occasion de parcourir la vraie forêt pluviale et d'admirer la vue sur Cairns.
Les mystérieuses et verdoyantes étendues de la forêt pluviale peuvent également être découvertes en train, à bord du Kuranda Scenic Railway qui rejoint la petite ville de marché de Kuranda, datant de la fin du XIXe siècle. A partir de 1888, des centaines d'ouvriers mirent quatre ans pour construire cette merveille technique, se frayant un passage à travers la forêt vierge des Atherton Tablelands qui se dressent à 900 m au-dessus de Cairns. Chaque courbe de cette ligne de 34 km ouvre de nouveaux panoramas sur la Trinity Bay de Cairns, la Barron Gorge et les chutes de Barron Falls. Autre moyen de locomotion, le nouveau Skyrail Cableway, un étonnant téléphérique qui court au-dessus de la canopée de la forêt vierge sur 7,5 km, offrant une vision époustouflante de la plaine côtière. LA GRANDE BARRIERE DE CORAILVu d'avion, le bleu profond du Pacifique est entrecoupé de lignes blanches déchiquetées, délimitant des taches chatoyantes d'émeraude et de turquoise. Vu de près, en plongée, à bord d'un confortable bateau à fond de verre, dans un observatoire à demi-immergé ou sous-marin, le récif semble la représentation des débuts de l'univers, avec des jardins de corail comme de la dentelle pétrifiée ou en larges masses complexes.
Allant du vert tendre au rouge flamboyant et revêtant une infinité de formes bizarres (cornes de cerf, cervelle ou spaghetti), le corail est un véritable miracle de l'évolution. Des millions de petits organismes marins - les polypes du corail - bâtissent le récif sur le squelette de leurs ancêtres et il a fallu environ 25 millions d'années pour créer les quelque 2500 récifs et les 600 îles qui forment cette barrière de 2000 km s'étirant de la pointe nord-est de l'Australie jusqu'à Brisbane. Elle est toujours en construction, chaque polype mort ajoutant son squelette minuscule à cette architecture sous-marine d'une complexité gothique et d'une beauté à couper le souffle.
Il est stupéfiant de penser que cet étrange univers sous-marin est un organisme vivant. Il se nourrit d'algues microscopiques et forme le centre d'un écosystème complet comprenant au moins 1500 espèces de poissons de récifs qui ne vivent que là. Malheureusement, la pollution de l'eau et son réchauffement, ainsi que les effets néfastes du tourisme de masse sur le récif ont forcé le gouvernement australien à interdire certaines zones menacées.
La plupart des îles coralliennes sont situées sur l'Outer Reef (récif extérieur), à l'extrémité de la plaque continentale australienne, et sont donc relativement difficiles d'accès. Néanmoins, le récif virant vers l'intérieur devant Cairns, vous pourrez atteindre en une heure et demie seulement un cay (Green Island) situé à environ 24 km au large. Autres cays accessibles sur la côte du Queensland: les Low Isles, près de Port Douglas, Heron Island, qu'on visite depuis Gladstone ou Airlie Beach et, enfin, Lady Elliot et Lady Musgrave Islands, à 80 km au large de Bundaberg. BRISBANELa capitale de l'Etat du Queensland a fait du chemin depuis 1825, lorsque John Oxley, le surveillant général, la choisit pour site d'une colonie pénitentiaire destinée à accueillir "la lie des criminels" qu'on éloignait de Sydney.
Jouxtant Wickham Park, l'Observatory (Old Windmill) bâti en 1828 est l'un des rares survivants de l'époque de la colonie pénitentiaire. Il s'agissait d'un moulin à vent, dont le mécanisme tomba toutefois rapidement en panne. Dès lors, vingt-cinq forçats durent peiner 14 heures par jour pour moudre le grain.
Au nord-est de l'Observatoire, sur Ann Street, se dresse la cathédrale anglicane St John néo-gothique à l'impressionnant plafond voûté et aux superbes vitraux. Commencée en 1901, elle n'est toujours pas achevée.
Sur George Square où règne en permanence une vive animation, l'Hôtel de Ville dresse les 92 m de son clocher orné de la plus grosse cloche d'Australie; du sommet, que dessert un ascenseur, on jouit d'une vue splendide. Entre Queen Street Mall et la boucle de la rivière sont concentrés la plupart des édifices les plus intéressants de Brisbane. Occupant tout un pâté près de Victoria Bridge, l'ancien Trésor a été converti en casino. Non loin, sur William Street, les Commissariat Stores en grès furent achevés en 1829 grâce au travail forcé; ils abritent aujourd'hui le musée de la Royal Historical Society. En poursuivant sur George Street, voici le Parlement, bâti en 1868 dans le style Renaissance française. Alentour se dressent quelques structures imposantes, dont le vaste Queensland Club de style colonial. Au bout de George Street, Old Government House fut la résidence officielle du gouverneur de l'Etat de 1862 à 1910.
A l'autre extrémité de George Street, le jardin botanique était à l'origine bordé d'une forêt tropicale qui fut rasée en 1828 pour laisser place à des jardins potagers destinés à nourrir la colonie. Aménagé en 1855, il couvre 20 ha émaillés de plantes et fleurs subtropicales et de jacarandas éclatants de couleur. Ouvert jour et nuit, il constitue une oasis privilégiée au milieu du bruit et de la chaleur de la ville.
Au-delà de Victoria Bridge, le vaste complexe moderne du Queensland Cultural Centre comprenant galerie d'art, musée, théâtre et bibliothèque fait la fierté de Brisbane. Le musée présente un étonnant pot-pourri d'histoire naturelle, de technologie, d'histoire officielle et d'ethnographie, avec de bonnes expositions sur la culture mélanésienne, les femmes pionnières du Queensland et l'aviation. La galerie d'art abrite une bonne collection d'œuvres de Nolan, Drysdale, Namatjira et autres célébrités australiennes, ainsi que des toiles de maître, de Picasso et de Kooning à Gilbert et George.
Le site de l'Expo 1988 de Brisbane, South Bank Parklands, a été transformé en une agréable promenade au bord de la rivière, avec restaurants, serre à papillons, coins pique-nique et l'excellent Gondwana Rainforest Sanctuary où vous pouvez découvrir un environnement de forêt humide, ses 700 espèces indigènes d'oiseaux, mammifères et reptiles et ses plantes tropicales.
A 8 km seulement du centre-ville, le Mount Coot-tha Forest Park, un espace clos de bush naturel, est renommé pour ses eucalyptus et ses fabuleuses plantes exotiques. Vous y verrez le Tropical Display Dome, une serre abritant plus de 2000 plantes et le Sir Thomas Brisbane Planetarium, le plus grand de ce genre en Australie.
La Gold Coast est la région du pays où l'infrastructure touristique est la plus développée. La station la plus animée de toutes est Surfer's Paradise; après avoir exhibé votre bronzage sur la plage pendant la journée, vous pourrez vous plonger dans une vie nocturne débridée. Bien que les gens n'y viennent pas pour se reposer, la côte offre au visiteur quelques belles réserves naturelles, dont l'excellent Currumbin Sanctuary et ses milliers d'oiseaux multicolores. Parmi les parcs d'attraction à thème, citons le SeaWorld et Dreamworld. MELBOURNEMelbourne est la deuxième ville d'Australie après Sydney. Elle est construite au bord de la Yarra River. C'est une ville à plan orthogonal, conçue sur le modèle des grandes villes américaines. Les gratte-ciel, froides constructions en acier et béton, ont supplanté un peu partout les vestiges architecturaux de l'époque des premiers pionniers. Dans le centre les monuments les plus intéressants sont groupés autour de l'artère principale, Swanston Street, en partie interdite à la circulation.
On peut donc encore voir des commerces réputés, construit dans le style de l'époque de la fondation. Elle est la studieuse, avec ses universités de prestige qui ont formé des générations de boursiers, juristes, avocats et hommes politiques. Elle est traditionnellement considérée comme la capitale culturelle et financière.
Melbourne compte environ 600 ha de parcs et de jardins, très bien entretenus, et qui apportent une note apaisante à l'atmosphère de la ville. Le charme certain de la ville fait que les Australiens avouent souvent une secrète préférence pour elle, si dynamique et chaleureuse.
La région autour de la baie de Port Philip représente à elle seule 80 % de la production industrielle du Victoria (mécanique, chimique, textile, alimentation, dérivés du pétrole et charbon).
Philip Island est une réserve naturelle, sur laquelle, à tombé de nuit, plusieurs milliers de Pingouins regagnent la terre dans la baie de Summerland. Indifférents à ceux qui les observent, ils rejoignent leurs nids en se dandinant. On peut y voir également des Koalas et des Phoques. C'est le pont de San Remo qui permet de se rendre sur l'île. ADELAIDECité riante et raffinée, Adélaïde est établie sur les rives de la Torrens. En 1836, les premiers colons débarquèrent sur la cote et proclamèrent la région colonie Britannique. La cité prit le nom de l'épouse de Guillaume IV, alors sur le trône de Grande Bretagne.
La ville a conservé sa structure aérée. Le quartier des affaires et les zones résidentielles sont entourés d'une ceinture de parcs, à quelques minutes à pied seulement des boutiques, restaurants et musés du centre-ville.
Aujourd'hui capitale de l'Australie méridionale, cette vile de plus d'un million d'habitants, bordée par le golfe de St Vincent (à l'ouest) et par les Adélaïde Hills, dans le massif des Mont Lofty Ranges (à l'est), a su concilier, de façon exemplaire, une douceur de vivre presque provinciale et un dynamisme culturel et économique digne d'une métropole.
Vu d'avion, le centre forme une sorte de 8 : dans une boucle, le quartier résidentiel de North Adélaide, dans l'autre, le quartier des affaires, et entre les deux, la King William Street, artère de 42m de large, le record australien. LA TASMANIELa Tasmanie recèle un vrai petit bijou : le Cradle Mountain-Lake St Clair National Park. C'est l'une des dernières régions vraiment sauvages, avec ces deux villes : Hobart et Launceston, qui méritent réellement le détour. |